Investissements
Les conséquences de la guerre en Iran pour les banques centrales
La hausse du prix du pétrole préoccupe non seulement l’économie et les consommateurs, mais aussi les banques centrales. Plusieurs réunions importantes sur les taux d’intérêt se tiennent ces jours-ci. Voici ce à quoi les investisseurs doivent rester attentifs.
Christoph Sax
Fonction Économiste en chef
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19 mars 2026
On s’attend à ce que la hausse des cours du pétrole brut se répercute bientôt sur les chiffres de l’inflation. Ainsi, le taux d’inflation des États-Unis pourrait passer à court terme de 2,4% actuellement à 3%.
Cette semaine, cinq des grandes banques centrales rendent leurs décisions au sujet des taux d’intérêt, dont la Banque nationale suisse (BNS), la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (Fed).
La grande question que se posent investisseurs et acteurs du marché: comment les banques centrales vont-elles gérer cette nouvelle donne? Elles devront observer l’évolution de la situation géopolitique.
Les prévisions économiques des banques centrales seront toutefois très intéressantes cette fois-ci, notamment en ce qui concerne l’inflation. Les perspectives en matière de politique monétaire susciteront également un vif intérêt: quels signaux les banques centrales vont-elles envoyer?
Les acteurs du marché ont revu leurs prévisions de manière parfois significative. Cela se reflète dans les anticipations de taux directeurs intégrées dans les contrats à terme du marché monétaire. Celles-ci ont globalement augmenté, même si ce n’est pas de manière uniforme partout.
C’est en Suisse que les changements ont été les moins marqués. Le marché continue de tabler sur un taux directeur proche de zéro. De plus, la hausse de l’inflation devrait être nettement moins forte dans notre pays qu’aux États-Unis, par exemple. D’une part parce que les énergies ont moins de poids dans le panier de consommation, et d’autre part car le franc fort freine massivement la hausse des prix.
On peut d’ores et déjà affirmer néanmoins que les taux d’intérêt ne passeront pas dans le négatif. Une hausse du taux directeur n’est pas non plus attendue.
Pour les États-Unis, le marché estime que la tendance à l’assouplissement de la politique monétaire devrait se poursuivre. Toutefois, durant la poussée inflationniste temporaire – qui pourrait durer jusqu’à un an (selon l’évolution du prix du pétrole) –, cet assouplissement sera retardé.
C’est dans la zone euro que la courbe des contrats à terme s’est le plus redressée. Le marché table désormais sur deux hausses des taux directeurs par la BCE. Cela tient au fait que ce sont les prix de l’énergie qui ont le plus fort impact sur l’inflation dans la zone euro.
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Un marché immobilier suisse tendu
Pour les personnes à la recherche d’un logement, la situation n’a jamais été aussi difficile depuis 2014, en particulier lorsqu’elles disposent d’un pouvoir d’achat moyen ou faible. C’est ce que montre le "Monitorage du marché du logement" de l’Office fédéral du logement (OFL). La pénurie de logements est particulièrement marquée dans les centres urbains et les régions touristiques. Selon l’OFL, aucune amélioration n’est en vue dans un avenir proche.
Les prévisions conjoncturelles allemandes légèrement en baisse
Les prévisions conjoncturelles du Centre européen de recherche économique (ZEW) concernant l’économie allemande ont chuté de 58,8 points en mars pour s’établir à -0,5. De mauvais chiffres qui ont largement créé la surprise. Cette baisse s’explique par la hausse des prix de l’énergie et les craintes inflationnistes liées à l’escalade du conflit avec l’Iran. Quant à l’indice de la situation actuelle, il s’est légèrement rétabli pour atteindre -62,9 points, mais reste néanmoins faible.
Aux États-Unis, le moral des consommateurs s’est assombri
Le moral des consommateurs américains a baissé en mars, après le déclenchement de la guerre au Proche-Orient. Le baromètre de confiance des consommateurs a reculé de 55,6 à 55,5 points. Il s’agit du niveau le plus bas cette année.
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