Hausse de l’inflation aux États-Unis, et conséquences pour la Réserve fédérale

Investissements

L’inflation aux États-Unis a de nouveau augmenté, ce qui laisse présager de nouvelles hausses des taux d’intérêt dans un futur proche. Dès l’année prochaine, cependant, la donne pourrait changer sensiblement. Analyse des implications pour les investisseurs.

Christoph Sax

Fonction Économiste en chef

Publié le

22 octobre 2026

L’inflation aux États-Unis a récemment repris de la vigueur. En septembre, les prix à la consommation étaient en hausse de 3,7% en glissement annuel, soit 0,3 point de plus qu’en août. L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l’énergie et de l’alimentation, a également augmenté, passant de 2,4% à 2,6%.

Ces deux chiffres sont légèrement supérieurs aux prévisions. L’accélération de l’inflation globale est principalement due à la flambée des prix de l’énergie. Aucun indice clair ne montre cependant que les prix plus élevés de l’énergie sont déjà répercutés à grande échelle sur les prix d’autres biens et services.


Ces dernières tendances ne signifient donc pas encore un virage vers des pressions sur les prix durablement à la hausse. La recrudescence de l’inflation a néanmoins des conséquences pour la politique monétaire. Les marchés financiers s’attendent actuellement à ce que la Réserve fédérale américaine relève à nouveau son taux directeur d’ici la fin de l’année.

Il n’est pas sûr que ce relèvement devienne réalité dès la semaine prochaine. Plusieurs représentants de la Fed se sont récemment prononcés en faveur d’une approche prudente. L’évolution future dépendra sans doute de la durée pendant laquelle les prix de l’énergie se maintiendront à leur niveau élevé actuel.

Au printemps 2027, une année se sera écoulée depuis l’envolée des prix due à la guerre au Moyen-Orient. Si les prix de l’énergie restent à peu près stables d’ici là, cet effet disparaîtra progressivement de la comparaison avec l’année précédente. À lui seul, il pourrait faire baisser le taux d’inflation américain d’environ un point de pourcentage vers le milieu de l’année 2027. Cela suppose toutefois qu’aucune nouvelle flambée des prix n’ait lieu sur les marchés de l’énergie.

En conséquence, la marge de manœuvre en matière de politique monétaire pourrait s’élargir. Si jusqu’à trois nouvelles hausses des taux d’intérêt pourraient encore intervenir à court terme, des baisses de taux sont déjà envisageables pour le second semestre 2027. Pour les investisseurs, la principale question qui se pose est de savoir si la hausse des prix de l’énergie va durer.

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Autres nouvelles économiques

La production industrielle américaine progresse plus fortement que prévu

Aux États-Unis, la production industrielle a progressé plus fortement que prévu en septembre. Par rapport au mois précédente, elle a augmenté de 0,7%. Les économistes tablaient sur une hausse de 0,4% seulement.

La croissance économique de la Chine dépasse les prévisions

Au troisième trimestre, le PIB chinois a augmenté de 4,5% et surpassé la prévision de 4,4% des analyses. La demande étrangère de produits technologiques a notamment soutenu la croissance du PIB et permis ainsi de compenser la faiblesse persistante de la demande de consommation.

L’industrie de la zone euro perd de son élan

La production industrielle a reculé de 0,5% en août, soit à contre-courant de la hausse de 0,2% attendue par les économistes. La production industrielle est ainsi en repli pour le troisième mois consécutif. Les coûts élevés de l’énergie et le conflit au Moyen-Orient pèsent sur le secteur.