Retraite

Les erreurs les plus fréquentes au moment du départ à la retraite

Le départ à la retraite implique des décisions qui ont, pour la plupart, une incidence financière importante. Il est d’autant plus important de ne pas se laisser guider par de fausses idées.

Portrait von Roland Bron

Fonction Expert en retraite

Mis à jour le

18 octobre 2025

Beaucoup pensent qu’ils percevront automatiquement la rente AVS au moment d’atteindre l’âge ordinaire de la retraite (âge de référence). Or, il faut effectuer une demande si l’on veut la percevoir. Pour être sûr de toucher la première rente à temps, cette demande doit être faite six mois avant le départ à la retraite.

Une autre idée reçue très répandue est que l’on ne doit plus verser de cotisations AVS après une retraite anticipée. Or, l’obligation de cotiser reste en vigueur jusqu’à l’âge ordinaire de la retraite AVS. Le montant des cotisations dépend du revenu annuel sous forme de rente et de la fortune, et peut atteindre 26’500 francs par an et par personne.

L’anticipation de la rente AVS ne libère pas non plus de l’obligation de cotiser. Il est toutefois souvent possible de réduire les cotisations AVS de plusieurs milliers de francs grâce à une retraite échelonnée ou à un revenu à temps partiel après une retraite anticipée. Si l’un des conjoints exerce encore une activité lucrative, son conjoint qui n’exerce plus d’activité professionnelle n’est généralement pas soumis à l’obligation de cotiser.

Impôts élevés

La plupart pensent qu’ils paieront beaucoup moins d’impôts une fois à la retraite. En réalité, l’économie fiscale réelle est la plupart du temps bien moins importante qu’attendue.

Le revenu cumulé des rentes de l’AVS et de la caisse de pension est certes plus bas que le revenu de l’activité lucrative, mais certaines déductions sont supprimées, par exemple celles pour les cotisations au pilier 3a ou pour les frais professionnels. C’est pourquoi il est judicieux d’optimiser le revenu et la fortune imposables en vue de la retraite.

Les futurs retraités doivent prendre une décision importante: retirer le capital de la caisse de pension ou le percevoir sous forme de rente à vie. La rente doit être déclarée chaque année comme revenu. En revanche, le retrait du capital n’est imposé qu’une seule fois, et à un taux plus bas que le revenu ordinaire. Une fois le capital versé, seuls subsistent de faibles revenus imposables ainsi que des impôts sur la fortune. À long terme, le capital est donc fiscalement plus avantageux que la rente.

Beaucoup perçoivent la rente avec l’idée qu’ils ne devront plus se soucier de leurs revenus. Les caisses de pension ne sont certes pas autorisées, à l’heure actuelle, à réduire les rentes en cours de versement, mais la plupart d’entre elles n’adaptent pas régulièrement les rentes au renchérissement. Conséquence: avec une inflation annuelle de 2%, en l’absence de compensation de renchérissement, le pouvoir d’achat d’une rente de 5000 francs aujourd’hui tombe à 4070 francs dans dix ans.

Le retrait du capital de la caisse de pension permet également de bénéficier d’un revenu garanti jusqu’à la fin de la vie, à condition que la perception des revenus soit soigneusement planifiée et que le capital de prévoyance soit placé de la même manière que le ferait une institution de prévoyance.

Réduire votre hypothèque de manière réfléchie

De nombreux propriétaires immobiliers réduisent leur hypothèque à la retraite. Cela permet certes de réduire les frais de logement, mais en amortissant une plus grande partie de l’hypothèque, les retraités réduisent aussi leur flexibilité financière.

Les propriétaires qui pensent pouvoir augmenter facilement à nouveau leur hypothèque après le départ à la retraite se trompent. Souvent, les banques refusent une augmentation de l’hypothèque en raison des revenus moins élevés, même lorsque l’hypothèque est modeste par rapport à la valeur vénale du bien immobilier. C’est pourquoi il faut toujours disposer d’une réserve suffisante pour pouvoir faire face aux dépenses imprévues.

Éviter que l’héritage n’aille aux mauvaises personnes

De nombreux retraités pensent qu’ils n’ont pas besoin de rédiger un testament. En l’absence de dispositions spécifiques, c’est la loi qui décide de la répartition de la fortune d’une personne décédée. Dans certaines situations, le conjoint survivant peut alors se retrouver dans une situation financière difficile. Dans le pire des scénarios, il pourrait même se voir contraint de vendre la maison pour dédommager les autres héritiers. Le droit matrimonial et le droit successoral offrent plusieurs possibilités pour favoriser son conjoint au maximum.

Sans une bonne planification successorale, il peut également arriver que dans le cadre de la succession légale, des parents éloignés que le défunt ne souhaitait absolument pas inclure dans la succession entrent en ligne de compte. Ce risque concerne surtout les couples sans enfants et non mariés, ainsi que les personnes seules qui ne laissent pas de descendance.

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