Hypothèques

Les 5 plus grandes erreurs dans la conclusion d’une hypothèque

Faire un sans-faute avec l’hypothèque permet d’économiser beaucoup d’argent. Voici les 5 plus grandes erreurs à éviter absolument.

Portrait von Corentin Du Marchie

Corentin Du Marchie

Fonction Expert hypothécaire

Mis à jour le

2 juillet 2026

1. Mauvaise stratégie

Un propriétaire qui contracte une hypothèque à taux fixe de longue durée prend un grand risque. En effet, un changement professionnel, une maladie grave, le décès du conjoint ou un divorce peuvent obliger à vendre la maison et à résilier l’hypothèque avant l’échéance. Une résiliation anticipée de l’hypothèque peut coûter plusieurs dizaines de milliers de francs. En répartissant l’hypothèque entre plusieurs modèles ou, du moins, en la fractionnant en tranches de différentes durées, un propriétaire optimise sa stratégie hypothécaire et diminue ses coûts.
 

2. Modèle coûteux

Les banques préfèrent recommander les hypothèques à taux fixe, qui leur rapportent le plus. Le problème, c’est que ces hypothèques sont beaucoup plus chères que les hypothèques Saron. Pour une hypothèque de 500’000 francs, une différence de 0,5 point de pourcentage représente, sur une période de dix ans, un surcoût de 25’000 francs.

3. Des rabais en trompe-l’œil

Les banques offrent souvent d’elles-mêmes des rabais. Elles réduisent par exemple le taux d’intérêt officiel de 0,25 point. Il faut savoir que les taux d’intérêt officiels sont généralement surfaits. Avec pour conséquence que le taux, même réduit, est encore trop élevé par rapport à d’autres prestataires.

4. Amortissement trop important

De nombreux propriétaires immobiliers souhaitent arriver à la retraite en n’ayant si possible aucune dette. Pour amortir tout ou partie de leur hypothèque jusqu’à la retraite, ils recourent notamment à des fonds qu’ils puisent dans leurs avoirs de prévoyance. Ils s’imaginent qu’ils pourront relever l’hypothèque en cas de besoin. Beaucoup de banques refusent cependant de relever l’hypothèque pour améliorer le revenu de la rente, car la charge des intérêts hypothécaires et des autres charges par rapport au revenu n’est souvent pas supportable.

5. Contrat désavantageux

Les contrats hypothécaires sont généralement formulés dans un sens favorable aux banques. Les emprunteurs devraient lire attentivement les clauses en petits caractères. Deux exemples: un emprunteur qui résilie une hypothèque à taux fixe avant l’échéance devra généralement à sa banque une indemnité de résiliation anticipée de plusieurs milliers de francs. Dans un environnement de hausse des taux, cette indemnité peut tout à fait revenir au preneur d’hypothèque. Les contrats de la plupart des banques prévoient cependant qu’une indemnité en faveur de l’emprunteur est automatiquement caduque. Ou bien: même lorsqu’une hypothèque à taux fixe est assortie d’une échéance fixe, l’emprunteur qui veut changer de prestataire doit résilier le prêt avec un préavis de 6 mois.