Création d'entreprise

Démarrer avec succès une nouvelle carrière après 50 ans

Les plus de 50 ans sont toujours plus nombreux à vouloir se mettre à leur compte. Se lancer demande toutefois une préparation minutieuse. Le rêve de l’indépendance risque sinon de tourner court. 

Florence Ecoffey

Fonction Spécialiste en prévoyance

Publié le

26 janvier 2026

De nombreuses personnes actives de plus de 50 ans aimeraient se réorienter et se mettre à leur compte. Franchir le pas est tout sauf évident. Avant de se lancer, il faut clarifier avec soin les questions juridiques, fiscales et d’assurance qui se posent si l’on veut éviter les lendemains qui déchantent. Tour d’horizon.

Forme juridique

Le choix de la forme juridique joue un rôle clé : créer une entreprise individuelle est facile et peu coûteux. L’entrepreneur supporte ici toutefois le risque de l’entreprise pour lequel il répond avec la totalité de sa fortune personnelle.

Dans la Sàrl ou la SA, la responsabilité se limite au patrimoine de l’entreprise. La création d’une Sàrl nécessite un capital social d’au moins 20'000 francs. Pour une société anonyme, le capital-actions minimal est de 100'000 francs. Il doit être versé (libéré) à 20% au moins, mais doit s’élever à 50'000 francs au minimum (voir tableau).

Conseil: créer son entreprise n’est pas sans risque. Vérifiez si vous souhaitez engager votre fortune personnelle. Les frais de fondation ne doivent pas être l’élément clé de votre décision.

Comptabilité

Beaucoup d’entrepreneurs de plus de 50 ans disposent d’une précieuse expérience professionnelle. C’est un atout pour monter leur affaire. Au niveau comptable toutefois, on observe souvent des lacunes. Des comptes annuels exacts sont la base de toute décision importante et la condition pour une révision réussie. Ils permettent également d’économiser des impôts.

Conseil: confiez la comptabilité à un prestataire externe. Vous pourrez ainsi consacrer votre énergie à d’autres tâches.

Prévoyance vieillesse et assurance d’entreprise

Une prévoyance vieillesse en béton est d’une grande importance pour les entrepreneurs seniors. L’AVS est obligatoire, mais la caisse de pension et l’assurance- accidents sont facultatives pour les raisons individuelles. La loi impose aux créateurs d’une SA ou Sàrl de souscrire ces assurances. Selon les cas, l’arsenal des assurances sera complété par une cyberassurance et une assurance RC.  

Conseil: les rachats volontaires dans la caisse de pension et les cotisations au pilier 3a améliorent la prévoyance vieillesse et sont fiscalement intéressants. À plus de 50 ans, un créateur d’entreprise devrait prêter une attention particulière à sa prévoyance vieillesse. Des assurances d’entreprise peuvent en outre s’avérer nécessaires en fonction du domaine d’activité et de la forme juridique de l’entreprise.

Impôts

Les bénéfices et la fortune de raisons individuelles figurent dans la déclaration d’impôt privée. Les années prospères, la progression fiscale est importante. Dans les sociétés de capitaux en revanche, la séparation est claire. Si les propriétaires touchent des dividendes, il en résulte toutefois une double imposition.

Conseil: les dividendes bénéficiant d’une fiscalité avantageuse et n’étant pas soumis à l’AVS, les entrepreneurs préfèrent souvent verser de généreux dividendes et des salaires moins élevés. L’option la plus avantageuse dépend du domicile fiscal et de la solution de caisse de pension.

Taux d’occupation

À plus de 50 ans, démarrer une activité indépendante à titre accessoire réduit le risque financier, mais augmente la charge organisationnelle.

Conseil: séparez strictement activité principale et activité accessoire. Le contrat de travail précise si une activité accessoire indépendante requiert l’accord de l’employeur.

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