Wall Street recule, freinée par les hauts prix de l'énergie

Il y a 2 heures

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Washington (awp/afp) - La Bourse de New York évolue en baisse mardi, confrontée à la montée des prix de l'énergie avec les tensions au Moyen-Orient, qui maintient les taux obligataires à des sommets et pénalise les actions.

Dans les premiers échanges, le Dow Jones cédait 1,25%, l'indice Nasdaq reculait de 0,46% et l'indice élargi S&P 500 perdait 0,50%.

"Le marché subit manifestement une certaine pression aujourd'hui, principalement en réaction à la hausse des cours du pétrole", a assuré à l'AFP Christopher Low, analyste du cabinet FHN Financial.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale pour l'or noir, s'approche du seuil symbolique de 100 dollars, qu'il avait atteint pour la dernière fois le 24 juillet.

Il a repris sa marche en avant ces derniers jours avec le retour des échanges de frappes entre Washington et Téhéran, qui fait craindre un nouveau ralentissement de la navigation dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Les investisseurs réagissent aussi à la série d'attaques menées en Arabie saoudite - le plus important exportateur de pétrole au monde - par les rebelles houthis du Yémen.

Des prix de l'énergie plus élevés accroissent les coûts de production des entreprises, qui n'arrivent pas toujours à les répercuter sur les consommateurs et doivent ainsi rogner sur leurs marges.

"Les conséquences sur le marché boursier ne sont toutefois pas très marquées" mardi, a tempéré Patrick O'Hare, analyste de Briefing.com.

Selon lui, cela s'explique par l'absence de nouvelle flambée des coûts d'emprunt.

Vers 16h15, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain évoluait à 4,79%, légèrement au-dessus de la clôture de vendredi (4,78%, les marchés américains étaient restés fermés lundi en raison d'un jour férié).

Les taux obligataires restent toutefois bien supérieurs à leur niveau d'avant la guerre au Moyen-Orient, le dix ans s'affichant à 3,94% fin février.

La place new-yorkaise continue aussi de garder un oeil sur le front commercial, au premier jour de l'entrée en vigueur de la riposte canadienne aux nouveaux droits de douane américains.

Le conflit commercial entre les deux pays voisins a atteint un niveau sans précédent depuis la rupture le 21 août par le Premier ministre du Canada, Mark Carney, des négociations avec les Etats-Unis.

L'attention des investisseurs se porte aussi "largement sur les chiffres de l'inflation (américaine, NDLR) qui seront publiés plus tard dans la semaine", a souligné Christopher Low.

L'indice des prix à la production pour le mois d'août est attendu jeudi, celui côté consommateurs vendredi.

"Ces rendez-vous représentent probablement la dernière chance pour la Fed", la banque centrale américaine, "d'éviter de relever ses taux" lors de sa réunion de mi-septembre, anticipe M. Low.

La vigueur du marché de l'emploi laisse à la Réserve fédérale le champ libre pour resserrer sa politique monétaire afin de calmer la hausse des prix. Une surprise à la baisse de l'inflation pourrait toutefois relancer les paris sur l'issue de sa prochaine réunion.

Au tableau des valeurs, le fabricant de semi-conducteurs Qualcomm gagnait 5,25%, à 177,60 dollars. Le groupe a annoncé un partenariat avec le géant Amazon pour lui fournir des puces dédiées à ses centres de données.

L'accord permet aussi à Amazon d'acheter jusqu'à 4 milliards de dollars d'actions Qualcomm.

Le géant pharmaceutique suisse Novartis dégringolait de 13,29%, à 138,73 dollars, après un nouvel échec lors d'essais cliniques sur ses traitements en cours d'étude.

afp/cw