UBP revigorée par sa performance 2025

23. jan 2026

Description

Genève (awp) - L'Union Bancaire Privée (UBP) a vu son bénéfice net augmenter en 2025, en dépit de charges en hausse. Les avoirs sous gestion ont également bondi sur un an. L'établissement genevois se dit confiant pour 2026 avec notamment la perspective d'un dollar plus faible et des opportunités d'investissement dans de nombreuses régions du monde.

De janvier à décembre derniers, la banque privée a enregistré un produit d'exploitation de 1,5 milliard de francs, soit une hausse de 12,5% sur un an, indique un communiqué paru vendredi.

Les commissions et le résultat net des opérations d'intérêts, tous deux en hausse de 13,1%, ont porté performance.

Les charges, en augmentation de 15,7% à 1,0 milliard, s'expliquent notamment par l'intégration des équipes et activités de Société Générale en Suisse et au Royaume-Uni, ainsi que par des coûts de restructuration et des investissements dans la technologie.

Le résultat opérationnel a ainsi reculé de 1,1% à 308,9 millions. Et, le bénéfice net a crû de 4,4% à 268,6 millions de francs.

Les avoirs sous gestion d'UBP se sont établis à 184,5 milliards fin décembre, soit un bond de 19,5% par rapport à l'exercice 2024. Cette hausse s'explique aussi par l'acquisition des activités de Société Générale, les bonnes performances des mandats et des fonds, ou encore la croissance organique robuste, avec des apports nets d'actifs (hors acquisitions) de 2,7 milliards de francs notamment en Asie, au Moyen-Orient et à Monaco. 

L'activité de courtage, après le choc lié aux annonces sur les droits de douane, a connu une reprise progressive. "Cette tendance s'est accélérée au cours du dernier trimestre, marqué par une augmentation significative des volumes de transactions, tant pour les clients privés qu'institutionnels", souligne le directeur général, Guy de Picciotto, à l'agence AWP.

Enfin, le ratio de fonds propres durs (tier 1) est de 23,1%, soit au-dessus des exigences minimales. Le ratio de liquidité à court terme (LCR) s'affiche de son côté à 267,4%, contre 351,3% en 2024.

Moins de dollar, plus d'investissements

Avec plus de 60% des actifs en dollars, "les effets de change défavorables, dus à la dépréciation du dollar face au franc suisse, ont entraîné un impact négatif de 14,1 milliards sur nos actifs et de près de 40 millions sur nos revenus", explique M. de Picciotto. "Exprimés en dollars, nos actifs ont enregistré une progression de 36,7%, atteignant 232,9 milliards."

Concernant l'ouverture d'un bureau en Arabie Saoudite, inauguré en novembre, UBP parle d'un marché stratégique et l'un des plus dynamiques dans le domaine de la gestion de fortune. Active au Moyen-Orient depuis plus de 20 ans, la banque compte une centaine de professionnels à travers le monde dédiés à cette région, dont 40 experts sur le terrain, gérant plus de 20 milliards de dollars d'actifs.

Pour 2026, la direction n'a pas donné de prévisions chiffrées mais se dit confiante avec une création de richesse soutenue dans plusieurs régions du monde et un potentiel de croissance. "L'enjeu est d'être agile dans les décisions et rapide dans l'implémentation afin de capturer ces opportunités tout en protégeant les portefeuilles de nos clients en cas de retournement brutal".

UBP anticipe une poursuite de la faiblesse du dollar et voit de nombreuses opportunités d'investissement dans la tech, l'or ou la dette émergente qui font partie de ses convictions pour 2026. Ces dernières comprennent notamment le renforcement des équipes Compliance (conformité) et des investissements dans l'infrastructure IT et l'intelligence artificielle.

ib/ol/fr