Straumann: le changement de patron ne plaît pas à la Bourse suisse

19. Aoû 2026

Description

Zurich (awp) - Le titre Straumann était accueilli froidement mercredi à la Bourse suisse, après des résultats semestriels pourtant solides.Les analystes pointaient l'effet surprise de l'annonce d'un changement à la tête de l'entreprise, qui visiblement ne plaît pas aux investisseurs.

Vers 09h25 à la Bourse suisse, l'action Straumann perdait 4,68% à 95,0 francs, dans un marché de référence SLI grappillant 0,09%.

De janvier à la fin juin, les recettes du groupe zurichois ont grimpé de 2,3% par rapport à la même période de l'année précédente à 1,38 milliard de francs, soit une croissance organique de 7,8%. Le résultat d'exploitation (Ebit) s'est inscrit à 350,6 millions, contre 329,6 millions de francs un an plus tôt. Et la marge correspondante s'est affichée à 25,4%, contre 24,4% en 2025.

Le bénéfice net s'est lui envolé, passant de 238,0 millions de francs il y a un an, à 350,7 millions.

Le groupe a par ailleurs annoncé la nomination de Christopher Norbye au poste de directeur général (CEO) à compter du 1er décembre. Il succède à Guillaume Daniellot, qui a décidé de quitter ses fonctions après avoir oeuvré près de 20 ans pour l'entreprise rhénane, dont sept en tant que patron.

Les analystes d'Octavian considèrent cette décision comme "une surprise de taille". "Bien que Norbye possède une solide expérience en matière de croissance rentable et de transformation numérique, il n'a aucune expérience préalable dans le secteur dentaire", font-ils remarquer.

La confirmation des prévisions pour l'ensemble de l'exercice, qui impliquent une légère accélération de la croissance organique des ventes au second semestre, à 8-11%, et une légère hausse de la marge Ebit de base au second semestre, sont réalisables, estiment-ils par ailleurs en recommandant d'"acheter" l'action.

Chez Bernstein, on considère la performance du premier semestre comme "solide", "compte tenu notamment de la vigueur de l'activité en Amérique du Nord et de résultats supérieurs aux attentes dans la région APAC". "Toutefois, elle pourrait être éclipsée par l'annonce du départ de Guillaume Daniellot", soulignent les experts de la banque qui évalue le titre à "surperformer".

Les économistes d'UBS se montrent eux "neutres" face à l'action. S'ils mettent en avant les résultats "forts" du deuxième trimestre, ils restent prudents quant au changement de mains: "Nous pensons que cela surprendra les investisseurs qui, d'après nos retours, tenaient M. Daniellot en haute estime."

lf/jh