30. jan 2026
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Milan (awp/afp) - Stellantis compte relancer la production en 2026 dans plusieurs de ses usines italiennes qui tournaient au ralenti faute de nouveaux modèles, a indiqué vendredi le directeur pour l'Europe du constructeur, Emanuele Cappellano.
En 2025, le groupe issu de la fusion de Fiat-Chrysler et Peugeot-Citroën a produit deux fois moins de voitures en Italie que deux ans plus tôt, dans un contexte sombre pour le marché automobile, selon un rapport syndical publié début janvier.
Le dirigeant de Stellantis s'est montré rassurant vendredi lors d'une table-ronde au ministère de l'Industrie, annonçant plusieurs reprises de production dans les usines italiennes.
Sur le marché européen, la part de marché de Stellantis a fortement baissé en 2025 (-4,7%) mais "les nouveaux modèles lancés sur des segments clés affichent déjà des volumes en hausse", a assuré Emanuele Cappellano.
En 2026, le groupe compte "renforcer encore son offre commerciale" avec "un focus sur les motorisations hybrides", a indiqué le dirigeant.
En Italie, la grande usine de Termoli (sud-est) continuera notamment à produire des moteurs à essence "jusqu'en 2030 et même après", adaptés aux normes environnementales européennes Euro 7, a annoncé M. Cappellano.
Alors qu'un très attendu projet d'usine de batteries à Termoli a été suspendu, "cela permettra la continuité opérationnelle du site, associé à des productions clés pour l'avenir de l'entreprise, enregistrant typiquement des volumes importants", a souligné Emanuele Cappellano.
Dans l'usine de Melfi (sud), une deuxième équipe va être mobilisée "dans les prochaines semaines" pour répondre aux commandes de Jeep Compass, avant l'arrivée des nouveaux SUV DS N°8, et Lancia Gamma.
Cassino (centre), qui a vu sa production passer sous les 20'000 voitures avec ses Alfa Romeo Giulia et Stelvio en attente de remplaçantes, va accueillir un SUV Maserati.
Une troisième équipe va également reprendre prochainement dans l'usine d'utilitaires d'Atessa.
Grâce à ce nouveau plan de production, ainsi qu'aux plans de départs mis en place ces dernières années, le constructeur pourrait "réduire le recours au chômage partiel et aux contrats de solidarité dans certains des sites", a indiqué Emanuele Cappellano.
afp/rr