26. Aoû 2026
Description
Zurich (awp) - Le prestataire nidwaldien de services et conseils logiciels pour entreprises décoiffe mercredi tous azimuts les projections des analystes avec la présentation de résultats au premier semestre intégrant pour la première fois la contribution du norvégien Crayon, repris à mi-parcours en 2025. La direction reconduit ses ambitions pour l'année en cours comme pour les quatre suivantes.
A périmètre constant, soit en simulant une consolidation de Crayon au premier janvier 2025, les recettes ont enflé de 7,8% à 818,3 millions de francs. L'excédent brut d'exploitation (Ebitda) ajusté a bondi de près d'un tiers à 203,8 millions, propulsé par une extension de 4,5 points de pourcentage (pp) de la marge afférente, à 24,9%.
Apuré notamment de 16,2 millions de frais liés à la reprise de Crayon, l'Ebitda s'est envolé de plus de moitié à 185,4 millions, à la faveur d'une marge agrémentée de 6,8 à 22,7%.
La performance commerciale chatouille le plafond des projections des analystes consultés par l'agence AWP, quand les excédents le crèvent allégrement. L'Ebitda ajusté n'était ainsi par attendu au-delà de 191 millions, ni la marge afférente au-dessus de 24,0%. L'Ebitda comptabilisé ne devait pas excéder 172 millions.
Feuille de route inchangée
La direction entend toujours générer sur l'année en cours une croissance des recettes à périmètre comparable et changes constants de 5 à 9%, contre 11,6% au 1er semestre. Un ralentissement qui tient compte de l'absence de facteurs exceptionnels tels que les augmentations de prix imposées par Microsoft en début d'année, a expliqué à AWP le directeur général Raphael Erb.
"Nous devrions toutefois nous inscrire plutôt dans le haut de la fourchette articulée," a insisté M. Erb.
La marge Ebitda ajustée doit se maintenir au-dessus de 23% et le taux de conversion en liquidités au-delà de 60% de l'Ebitda comptabilisé.
La cadence moyenne de croissance doit par la suite se resserrer vers 9% à l'horizon 2030 et la marge Ebitda comptabilisée s'installer au-dessus de 28%.
Les actionnaires pourront compter sur un ratio de reversement de 30 à 50% du bénéfice, ajusté pour 2026 mais net pour les années suivantes.
Surpris de prime abord par la simple reconduction des objectifs annuel, Christian Bader n'en considère pas moins toujours SoftwareOne comme une opportunité d'investissement, entre croissance robuste, extension de marges et une réputation de mieux en mieux établie.
A 13h37, la nominative SoftwareOne s'appréciait de 11% à 9,64 francs, aux avant-postes d'un SPI en hausse de 0,32%.
jh/al/ib