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Paris (awp/afp) - Les actionnaires de Société Générale, réunis mercredi en assemblée générale, ont validé la hausse de 45% de la rémunération fixe du directeur général, Slawomir Krupa, en raison d'"une performance exceptionnelle" du groupe depuis son arrivée.
Le conseil d'administration de la banque française avait proposé une hausse de cet ordre à quelque 2,4 millions d'euros par an à partir de 2026, contre 1,65 million auparavant. La proposition a été adoptée à 73,17% des suffrages.
La rémunération fixe n'est qu'un élément puisque le dirigeant bénéficie également d'une part variable dont le montant annuel peut atteindre, au maximum, 140% de la rémunération fixe, rappelle le conseil d'administration.
Depuis 2023, M. Krupa a engagé une "refondation du groupe" et "nous avons dépassé en 2025 tous les objectifs que nous nous étions fixés", a-t-il rappelé à la tribune.
Le directeur général a insisté sur les changements encore à venir: "si nous continuons les transformations nécessaires, nous retrouverons notre place parmi les grandes banques internationales de l'Union Européenne", a-t-il indiqué, ajoutant qu'il n'y a "aucune raison que Société Générale soit le dernier de la classe".
Le prochain plan stratégique de la banque sera dévoilé le 21 septembre.
En difficulté en 2023, la banque Société Générale peut désormais se féliciter d'avoir atteint en 2025 un bénéfice net record de 6 milliards d'euros (+43% sur un an). Cela a bénéficié au cours de l'action, qui a enregistré la meilleure performance du CAC 40 l'an passé, gagnant 153%, et a triplé (+228%) depuis fin mai 2023.
Par ailleurs, le président du Conseil d'administration Lorenzo Bini Smaghi n'ayant pas souhaité le renouvellement de son mandat, William Connelly, que le conseil d'administration avait désigné pour lui succéder dès avril 2025, devient le nouveau président de Société Générale.
"Depuis 11 ans, en tant que premier président dissocié de Société Générale et avec le soutien du Conseil d'administration, nous avons pu garder le bénéfice d'une gouvernance de très haut niveau" et "traverser des crises qui n'ont pas manqué", notamment "le Covid", et "les crises russes", a déclaré M. Bini Smaghi.
En 2015, le PDG de Société Générale, Frédéric Oudéa, avait choisi de rester aux manettes opérationnelles de son groupe et de céder la présidence à l'ancien banquier central Lorenzo Bini Smaghi, afin de se mettre en conformité avec une nouvelle réglementation.
afp/rp