Sandoz en pleine confiance au sortir de 2025

25. fév 2026

Description

Zurich (awp) - Le géant des médicaments de substitution Sandoz a soigné croissance et rentabilité l'an dernier, pour son second exercice plein en dehors du giron de Novartis. Entendant capitaliser sur les nombreuses oblitérations de protections des brevets en vue, le groupe rhénan se brosse un avenir radieux sur la durée.

Les revenus du coeur de métier dans les génériques ont progressé de 3,9% à 7,79 milliards de dollars (6,03 milliards de francs), quand ceux des biosimilaires ont décollé de 15,4% à 3,29 milliards, pour un chiffre d'affaires de 11,09 milliards, étoffé de 7,0% sur un an.

L'excédent brut opérationnel (Ebitda) apuré de tout facteur jugé non récurrent a bondi de 15,6% à 2,41 milliards de dollars, à la faveur d'une extension de quelque 160 points de base de la marge afférente, à 21,7%. Le bénéfice net de base (ajusté) s'est envolé de plus d'un tiers à 1,59 milliard.

Près d'un milliard de bénéfice

Eléments uniques inclus, le bénéfice net a atteint 914 millions de dollars, après avoir plafonné à 1,0 million en 2024.

La performance décoiffe les projections moyennes des analystes consultés par AWP. Le consensus pour les recettes s'établissait à 11,07 milliards de dollars, dont 3,28 milliards pour les seuls biosimilaires. La marge brute de base devait atteindre 21,4% et le bénéfice net ajusté 1,46 milliards.

Le conseil d'administration proposera aux actionnaires le versement d'un dividende de 80 centimes, en hausse de 20 centimes sur un an et supérieur aux 71 centimes attendus.

La direction brosse pour l'exercice en cours un plan de vol comprenant une croissance des recettes de l'ordre de 5 à 9% et une extension de la marge brute de base d'une centaine de points de base.

Eldorado de brevets échus

Un nombre inédit d'expiration de brevets pour des préparations biologiques, couplé à des préoccupations politiques autour des prix de la santé, laissent en outre augurer une "décennie dorée" pour la multinationale bâloise, selon ses responsables.

"Nous couvrons environ 60% des brevets médicamenteux qui parviendront à oblitération ces prochaines années et représentent des recettes de l'ordre de 600 milliards de dollars," a assuré en conférence de bilan son directeur général (CEO) Richard Saynor.

"2025 a été une bonne année pour Sandoz et 2026 devrait l'être aussi," résume Stefan Schneider, pour Vontobel. L'expert relève que la contribution au chiffre d'affaires des biosimilaires - bien plus rentables que les génériques - dépasse déjà 30%, rappelant au passage que ce jalon ne devait à l'origine être franchi qu'en 2028.

Les investisseurs aussi appréciaient, propulsant vers 13h50 le cours de l'action de 5,8% à 69,44 francs, au faîte d'un SLI en hausse de 0,32%.

jh/vj