Richemont continue sa croissance au troisième trimestre

15. jan 2026

Description

Genève (awp) - Le géant du luxe genevois Richemont a vu ses revenus continuer leur progression, même si de façon modérée, au troisième trimestre de son exercice décalé 2025/26, clos fin décembre. Si la joaillerie continue de porter les résultats du groupe, l'horlogerie fait mieux qu'attendu malgré les aléas économiques et reste stable.

D'octobre à fin décembre, les recettes ont augmenté de 4%, et de 11% hors effets de change, pour atteindre 6,40 milliards d'euros (5,96 milliards de francs), indique un communiqué publié jeudi par le groupe sis à Bellevue.

Les experts notent que la base de comparaison avec l'année précédente était élevée, Richemont ayant enregistré le chiffre d'affaires trimestriel le plus élevé de son histoire fin 2024, notamment grâce aux affaires de la période de Noël.

Ces résultats sont un peu plus élevés que les prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP. Ceux-ci tablaient en moyenne sur des revenus à hauteur de 6,24 milliards d'euros et sur une croissance organique de 8,3%.  

De bonnes affaires au Japon

Sans surprise, la division joaillerie continue de briller, ses recettes s'affichant en hausse de 6% sur un an, à 4,79 milliards de francs. A taux de change constants, la croissance est de 14%. Richemont note que les ventes ont notamment été portées par le Japon.

Plus sensible au recul de la Chine, aux droits de douane de 15% imposées par les Etats-Unis à la Suisse et au franc fort, la division horlogerie, plutôt attendue en recul, s'en tire au final de manière stable, avec une hausse de 1%, et de 7% hors effets de change, à 872 millions.

Par zone géographique, la plus forte progression des ventes provient de la région Moyen Orient et Afrique, avec une hausse de 12% (20% hors effet de change), à 607 millions. Cette progression a été tirée "par la vigueur du marché des Émirats arabes unis et une croissance à deux chiffres dans tous les domaines d'activité", explique le groupe.

Le Japon vient ensuite avec un chiffre d'affaires qui a grimpé de 7% (17% hors effets de change) à 632 millions. "La demande locale sur le marché est restée forte, les dépenses touristiques ayant également contribué à cette croissance", souligne Richemont.

Il est suivi des Amériques avec une croissance de 6% (14% hors effets de change) à 1,74 milliard, puis de l'Europe où les recettes se sont enrobées de 6% (8% hors effets de change), à 1,55 milliard.

En Asie Pacifique, les ventes toutefois ont essuyé un repli de 2% (+6% hors effets de change), à 1,87 milliard.

Au 31 décembre dernier, la trésorerie nette de Richemont avait diminué à 7,6 milliards, contre 7,9 milliards un an plus tôt.

En termes de perspectives du groupe, la direction ne donne pas de précisions.

lf/ib