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Francfort (awp/afp) - Le géant de la défense Rheinmetall s'est vu confier mercredi une commande de drones de combat pour l'armée allemande, destinés à équiper une brigade stationnée en Lituanie, face à la Russie, a appris l'AFP de source parlementaire.
Les députés allemands, membres de la commission budgétaire du Bundestag, la chambre basse du Parlement, ont approuvé un accord cadre pour l'acquisition des engins "auprès d'un troisième fabricant", après deux autres choisis en février, a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué, sans préciser le montant de la commande ni le nom de l'entreprise choisie.
Il s'agit de Rheinmetall, fabricant du char Leopard, qui a reçu une "commande ferme d'environ 298 millions d'euros (274,7 millions de francs), sous réserve du respect des exigences de qualité", a indiqué à l'AFP le député social-démocrate Andreas Schwarz, membre de la commission en question.
Les drones à livrer entrent dans la catégorie des munitions rôdeuses (en anglais 'loitering munitions', LMS). Ils sont munis de charges explosives et peuvent rester longtemps en vol avant de frapper leur cible, identifiée grâce à des capteurs embarqués.
En février, les députés avaient approuvé une première commande passée auprès de deux start-up allemandes, la berlinoise Stark Defence et la munichoise Helsing, dans le cadre de contrats d'un volume initial de 536 millions d'euros.
A l'époque, Rheinmetall ne disposait pas encore d'un prototype fonctionnel. Le groupe de Düsseldorf a depuis présenté son système à un potentiel client de l'Otan, le remettant dans la course pour obtenir un contrat avec la Bundeswehr, l'armée allemande.
"L'Allemagne poursuit de manière cohérente sa stratégie d'acquisition de drones et tire les enseignements de l'expérience de l'Ukraine", poursuit M. Schwarz.
Ces commandes auprès de trois premiers fabricants visent à "équiper comme prévu en 2027 la brigade blindée 45 stationnée en Lituanie d'un ensemble complet de capacités de reconnaissance et d'engagement, incluant les LMS", explique le ministère dans un communiqué.
L'objectif est de "répartir les achats au niveau national entre différents fournisseurs", ce qui "garantit les capacités d'approvisionnement, favorise la concurrence et stimule l'innovation", selon M. Schwarz.
afp/al