Rappels de lait Lactalis et Nestlé: des précédents dans le monde

21. jan 2026

Description

Paris (awp/afp) - Après le vaste rappel de lait infantile annoncé par Lactalis mercredi en France et dans de nombreux pays du monde, quelques précédentes alertes, avérées ou non, qui ont secoué le secteur:

Suspicion de céréulide

Avant Lactalis, le géant suisse Nestlé a procédé depuis début janvier à des rappels de laits infantiles dans une soixantaine de pays du monde dont la France, motivés également par la présence potentielle de "céréulide", une substance d'origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements.

Les autorités sanitaires françaises ont annoncé mardi que des investigations étaient en cours après le décès d'un bébé ayant consommé du lait infantile produit par Nestlé et concerné par ce vaste rappel, sans qu'il soit possible à ce stade d'établir un lien direct.

Le géant agroalimentaire français Danone a pour sa part annoncé mercredi que "quelques palettes" de lait Dumex 1er âge avaient été bloquées à la demande des autorités singapouriennes, précisant que les produits concernés n'étaient pas encore en magasin.

Contamination aux salmonelles

En janvier 2019, la société Sodilac avait rappelé 400.000 boîtes de produits infantiles fabriqués dans une usine du nord de l'Espagne, dont des laits de la marque Modilac.

Un rappel décidé après le signalement en France de cas de salmonellose - des intoxications alimentaires qui peuvent s'avérer graves chez les plus faibles - chez des nourrissons qui avaient consommé certains de ces produits.

Lactalis est pour sa part mis en examen depuis 2023 notamment pour "tromperie aggravée" et "blessures involontaires", en raison de sa gestion de la crise du lait infantile de 2017-2018. Plusieurs dizaines de nourrissons en France avaient alors été atteints de salmonellose.

Le lien avait été fait avec leur consommation d'un produit sorti de son usine de Craon (Mayenne).

Après plusieurs semaines de crise, le groupe avait retiré mi-janvier 2018 la totalité des laits infantiles produits dans l'usine incriminée, dont la production avait été suspendue pendant plus de six mois.

Fausse alerte au botulisme en Nouvelle-Zélande

Des craintes - finalement infondées - de contamination au botulisme de produits Fonterra entrant dans la composition de laits maternisés avaient provoqué un rappel planétaire en 2013. Le groupe Danone, dont des produits avaient été concernés, avait ensuite obtenu des indemnités en justice.

Fonterra, coopérative laitière néo-zélandaise, avait cru déceler dans trois lots de petit-lait une bactérie pouvant causer le botulisme, une intoxication susceptible de provoquer la paralysie, voire la mort, alors que des examens complémentaires avaient montré qu'il s'agissait en réalité d'une bactérie inoffensive.

Intoxication à la mélamine en Chine

En 2008, du lait en poudre frelaté avait provoqué l'intoxication de quelque 300.000 enfants et la mort de six bébés de problèmes rénaux en Chine.

De la mélamine, responsable de calculs rénaux, avait été retrouvée dans les laits en poudre ingurgités par les enfants intoxiqués.

Cette substance avait été détectée dans les produits d'une vingtaine de compagnies laitières chinoises et partout dans le monde, dans des crèmes glacées, biscuits, bonbons, notamment de grandes marques (Cadbury, Snickers, M&M's...). Sur tous les continents, le scandale avait provoqué des vagues de retraits de multiples produits laitiers chinois.

afp/jh