Description
Zurich (awp) - Un déplacement du siège d'UBS à l'étranger, vers les Etats-Unis ou le Royaume-Uni notamment, pourrait lui coûter autant que le renforcement des exigences en matière de fonds propres, selon Reuters, qui s'est appuyé sur une analyse interne du gouvernement évoquant plusieurs milliards.
Le gouvernement suisse a analysé les conséquences d'une éventuelle délocalisation de la banque aux trois clés, étudiant notamment les implications des systèmes juridiques américain et britannique pour UBS, selon l'article. L'étude a identifié des coûts pouvant être comparables à l'impact du renforcement des fonds propres voulu par le Conseil fédéral et critiqué par la banque.
Interrogé par l'agence AWP, le Département fédéral des finances (DFF) a indiqué ne pas pouvoir se prononcer sur l'article en question mais a confirmé avoir procédé, "notamment à la demande de la commission parlementaire compétente, à des clarifications sur les modalités possibles d'un transfert du siège d'UBS" en raison des mesures proposées par le Conseil fédéral. Dans ce cadre, les scénarios évoqués par la presse ont été examinés. Le DFF rappelle que le mesure demandée par le gouvernement est "efficace, ciblée, proportionnée et surtout supportable pour UBS".
Pour rappel, UBS a engrangé un bénéfice net de 2,7 milliards de dollars entre juillet et septembre, en hausse de 8% sur un an.
Alors que le Conseil des Etats a récemment voté pour une couverture à 90% des filiales étrangères par des fonds propres durs, les CET1, le directeur général d'UBS, Sergio Ermotti, a qualifié la décision du Conseil des Etats de "très inquiétante" mercredi en téléconférence avec les analystes.
ys/cg/ck/rp