28. fév 2026
Description
Zurich (awp) - UBS souhaite maintenir son directeur général Sergio Ermotti en poste au-delà de 2027. La banque estime que son patron est indispensable alors que s'annonce une querelle avec la Confédération sur le renforcement de la règlementation en matière de capitaux.
La recherche d'un successeur a en conséquence été reportée, a rapporté la NZZ samedi, citant une source informée. Le conseil d'administration est arrivé à la conclusion que, jusqu'à ce que la question des capitaux soit éclaircie, il ne pouvait pas désigner un successeur à M. Ermotti. Selon les observateurs, la question de la règlementation bancaire devrait être d'actualité au moins jusqu'en 2028.
Contacté par AWP, un porte-parole de la banque a confirmé que M. Ermotti doit rester en poste au moins jusqu'à début 2027. Comme l'intégration (de Credit Suisse, ndlr) doit comme prévu être largement achevée fin 2026, d'importants travaux s'annoncent au cours desquels la banque devra préparer sa stratégie pour la croissance future et il est donc prématuré, à ce stade, de spéculer sur le moment du départ de M. Ermotti.
Ce dernier a déjà dirigé la banque de 2011 à 2020 et a été rappelé au printemps 2023 peu après la reprise de Credit Suisse. Il doit assurer une intégration aussi rapide que possible de son ancienne concurrente.
Banque systémique, UBS se voit confrontée, après la chute de Credit Suisse, à un renforcement de la règlementation des fonds propres par la Confédération. Celle-ci prévoit notamment que la banque doivent être en mesure d'assurer à 100% au lieu de 60% actuellement ses filiales à l'étranger. Cela pourrait la contraindre à étoffer ses fonds propres de jusqu'à 26 milliards de dollars.
En procédure de consultation, UBS a rejeté ce renforcement de la règlementation avertissant que cela remettrait en cause la capacité concurrentielle. Le projet de loi du Conseil fédéral sera transmis au Parlement dans le courant du premier semestre 2026.
Selon la NZZ, UBS envisage les scénarios stratégiques selon l'issue de la discussion politique, entre rester en Suisse ou partir à l'étranger ou même être rachetée par un institut étranger. Le porte-parole de la grande banque a répété que tout sera fait pour rester en Suisse en tant que banque globale. Mis il a souligné que le conseil d'administration est obligé d'étudier tous les scénarios.
to/rp