Paris recule, les inquiétudes sur la dette française persistent

Il y a 3 heures

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Paris (awp/afp) - La Bourse de Paris recule mardi, toujours pénalisée par les inquiétudes sur la trajectoire de la dette française, dont le taux d'emprunt à dix ans reste proche de son plus haut depuis 2002.

L'indice vedette Parisien, le CAC 40, cédait 0,52 % vers 10H10, soit un repli de 40,70 points, à 7.827,35 points. Il a cédé 1,11 % lundi, après les violences survenues en marge des manifestations du week-end en France.

Le taux d'emprunt français à dix ans se détendait à peine, à 4,92 % vers 10H10, après avoir terminé lundi à 4,93 %, son plus haut niveau de clôture depuis 2002.

L'écart avec le taux allemand, qui mesure la méfiance des investisseurs envers la dette française, restait proche de 1,48 point de pourcentage, tout près de son plus haut niveau de clôture depuis début 2012.

"Aujourd'hui la France est le pays de la zone euro qui a le plus grand écart avec l'Allemagne", a souligné Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez LBP AM. Selon lui, "le débat budgétaire en cours devra réussir la gageure d'apaiser les revendications actuelles tout en réduisant le déficit public pour 2027".

"Les violences de ce week-end replacent brutalement la question sociale au coeur du risque français", a estimé de son côté John Plassard, chef de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank, pour qui "les marchés ne donnent plus à la France le bénéfice du doute qu'ils lui accordaient encore en 2018", lors de la crise des gilets jaunes.

"Même si le gouvernement actuel parvient à faire adopter un budget, l'élection présidentielle de l'an prochain pourrait défaire tout ce qui est décidé aujourd'hui", a prévenu Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

L'agence Moody's doit se prononcer vendredi sur la note de la France.

À la cote Parisienne, les banques poursuivaient leur repli : BNP Paribas perdait 1,11 %, Société Générale 1,32 % et Crédit Agricole 0,78 %.

Le secteur technologique était en repli également : STMicroelectronics lâchait 3,08 %, à 39,93 euros, et Soitec 5,02 %, à 122,00 euros.

- Schneider Electric se finance -

Schneider Electric, géant français des équipements électriques, a vendu à des investisseurs 25 millions d'actions nouvelles, à 240 euros chacune, soit environ 5 % de moins que leur cours de clôture de lundi.

Cette opération lui rapporte 6 milliards d'euros, qui serviront à financer une partie du rachat de l'éditeur américain de logiciels industriels PTC, annoncé début octobre.

Le groupe français accusait la plus forte baisse du CAC 40 (-3,46 %, à 243,85 euros).

Legrand, autre fabricant français de matériel électrique, perdait 3,27 %, à 127,00 euros.

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