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Paris (awp/afp) - L'indice-phare de la Bourse de Paris a perdu près de 2% de sa valeur sous la pression conjuguée de la remontée du pétrole à plus de 100 dollars le baril qui alimente les risques d'inflation et de la remontée des taux.
Au total, le CAC 40 a perdu 161,31 points (-1,94%) à 8.156,67 points. La veille, le panier des 40 principales valeurs françaises avait gagné 0,14%, clôturant à 8.317,98 points.
Entre-temps, le prix du brut est repassé au-dessus du seuil symbolique des 100 dollars le baril qui stresse les investisseurs.
Vers 19H00 de Paris, le Brent de la mer du Nord s'échangeait à 100,86 dollars (+3%), sur la même tendance à la hausse que le WTI américain (+3,25% à 96,05 dollars).
Le marché pétrolier répercutait dans ses prix la nouvelle escalade au Moyen Orient, où des navires sont en feu dans le Golfe après l'annonce par l'Iran de frappes contre une vingtaine de bateaux, dont deux américains.
Cette nouveau flambée des prix alimente les risques d'inflation et même d'une inflation de second tour, c'est-à-dire qui pourrait se transmettre à l'ensemble de l'économie via les services et les salaires.
C'est sans doute ce qu'expliquera jeudi la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, qui va de l'avis général des analystes annoncer un relèvement des taux pour brider la circulation de la monnaie.
"Ce n'est pas parce que vous relevez les taux que le pétrole va baisser", souligne cependant Frédéric Rozier, responsable de gestion de portefeuille chez Mirabaud, joint par l'AFP.
En attendant la décision de la BCE, les taux d'intérêt continuaient de monter sur le marché obligataire.
Le rendement des obligations françaises à dix ans a bondi à 4,34% contre 4,23% la veille, et le "Bund" allemand sur la même échéance progressait un peu moins fortement (3,44% contre 3,36%).
Dans le détail à Paris, TotalEnergies fait partie des rares valeurs qui ont progressé comme à chaque remontée des prix du pétrole (+0,59% à 78,21 euros).
Pour le reste, les valeurs du luxe ont subi des mouvements de vente à commencer par Kering (-4,97% à 232,25 euros) et LVMH, première capitalisation française (-3,59% à 411,25 euros).
Le mouvement de vente a aussi touché CapGemini (solutions informatiques, -4,17% à 101,15 euros), Legrand (infrastructures numériques, -3,97% à 140,35 euros) et Saint-Gobain (-3,90% à 71,50 euros).
st/meh/jco