Paris en hausse grâce à la baisse du pétrole

21. Sep 2026

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Paris (awp/afp) - La Bourse de Paris était orientée à la hausse lundi matin grâce à la baisse des prix du pétrole, au plan stratégique de la Société Générale et à l'optimisme général avant le sommet Trump-Xi cette semaine.

Vers 10H30 à Paris, l'indice CAC 40 gagnait 62,40 points, à 8.103,85 points (+0,77%). Vendredi, le panier des grandes valeurs françaises avait terminé en nette baisse de 1,49%, pénalisé par l'envolée des taux d'intérêt français à dix ans et l'écart croissant avec ceux de l'Allemagne.

En tête des valeurs les plus recherchées figurait le titre de la Société Générale (+2,18% à 74,76 euros), qui a rehaussé lundi ses objectifs de rentabilité.

La banque espère que sa filiale en ligne BoursoBank atteindra 14 millions de clients en 2029. Au total, le cours de l'action Société Générale a été multiplié par plus de trois depuis septembre 2023, passant de 23 euros à plus de 72 euros à la clôture vendredi.

L'action de STMicroelectronics (semi-conducteurs) était aussi en forte progression (+3,67% à 44,97 euros), cette hausse traduisant le regain de confiance des investisseurs envers les valeurs liées à la chaîne de l'intelligence artificielle (IA).

Inversement, le luxe connaissait une nouvelle séquence difficile avec le recul de Kering (-2,92% à 226,20 euros).

Comme tous les marchés boursiers, la place de Paris salue la baisse des prix du pétrole.

Vers 10H30 (08H30 GMT), le baril de Brent, référence du brut, s'échangeait à 101,70 dollars (-2.09%). Celui du WTI américain suivait la même tendance à la baisse, s'inscrivant sous la barre de 100 dollars (98,21 dollars, -2,08%).

"Le pétrole repasse sous 100 dollars, les investisseurs respirent", ont résumé les analystes de la société d'investissement Aurel.

La France "n'a pas d'enjeu d'approvisionnement" en carburants "à ce stade", mais elle doit "s'assurer" de "trouver des solutions" si le conflit au Moyen-Orient dure, a indiqué lundi le ministre de l'Economie, Roland Lescure, sur France Inter.

Les investisseurs attendent avec optimisme la visite d'Etat du président chinois Xi Jinping aux Etats-Unis de mercredi à vendredi.

Avant cette visite, des responsables politiques américains et chinois se sont rencontrés dimanche pour des discussions sur le commerce, les droits de douane et l'IA.

"L'atmosphère jugée constructive apaise, au moins temporairement, les craintes des investisseurs quant à de nouvelles tensions politiques entre les deux premières économies mondiales", a noté Andreas Lipkow, analyste de CMC Markets.

L'actualité renvoie cependant chaque jour les investisseurs aux fragilités profondes de l'économie française.

La France est le pays le plus endetté de la zone euro, derrière la Grèce et l'Italie. Son endettement atteindra un niveau record en 2027 en raison d'un déficit public demeurant "élevé", avait indiqué samedi le ministère de l'Economie, à 121,7% en 2027, plus du double de la limite européenne de 60%.

Lundi matin, le taux d'emprunt français à dix ans se détendait (un peu moins de 4,47% contre 4,56% vendredi) et repassait tout juste en dessous du seuil psychologique d'un point de pourcentage d'écart avec son équivalent allemand (un peu plus de 3,47%).

st/max/er