22. Sep 2026
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Paris (awp/afp) - Les marchés s'accrochaient mardi à un nouvel espoir d'accord Iran/Etats-Unis, qui faisait baisser les cours du pétrole, après une journée de lundi marquée par un regain de la tech grâce à Meta.
"Les cours du pétrole ont rechuté sous la barre des 100 dollars et le dollar s'enfonce, alors que l'Iran semble offrir une porte de sortie à Trump avant les réunions cruciales de cette semaine à l'ONU", résume Neil Wilson, analyste de la plate-forme Saxo.
"Selon des dépêches de Kyodo (ndlr: agence de presse japonaise), l'Iran aurait déclaré qu'il rouvrirait le détroit d'Ormuz d'ici sept jours si les États-Unis levaient leur blocus", ajoute-t-il.
Cette perspective a dopé l'humeur des marchés, qui misent également sur un plan de réouverture d'un pipeline traversant l'Arabie Saoudite d'est en ouest, donc permettant de contourner Ormuz.
A la hausse en début de journée, le pétrole est repassé sous le seuil symbolique des 100 dollars le baril.
Vers 11h30 GMT, le Brent, référence du brut, s'échangeait à 98,52 dollars (-1,81%), et le WTI américain reculait encore plus fortement, à 93,60 dollars (-2,28%).
Le marché mise également sur une rencontre entre le président américain Donald Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian.
Les investisseurs attendent aussi le sommet entre Donald Trump et le leader chinois Xi Jiping en fin de semaine.
A l'ordre du jour: l'avenir mondial de l'intelligence artificielle (IA) et une possible pause dans la guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, qui se battent à coups de droits de douane.
Wall Street attendu en hausse
Wall Street est attendue en hausse ou à l'équilibre, d'après les contrats à terme à 12H00 GMT: Dow Jones +0,33%, S&P 500 +0,04%, Nasdaq 100 -0,03%.
La veille, Wall Street avait repris confiance dans l'IA avec le succès de l'agent de Meta, Muse, qui "a grimpé en tête du classement des applications gratuites les plus téléchargées sur l'App Store d'Apple", relève Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
"Certains producteurs de semi-conducteurs, associés au déploiement de Muse, tels AMD et Intel, ont vu leurs actions connaître des gains importants", ajoute Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche à la Banque Postale Asset Management.
Lundi, AMD est même devenu la 16e entreprise dont la capitalisation dépasse les 1000 milliards de dollars, aux côtés de tous les géants américains (Nvidia, Apple, Alphabet...).
Le succès de Muse/Meta n'est pas du goût d'Amazon, qui a bloqué Muse, l'empêchant d'accéder à son site d'achat, rapporte le site spécialisé The Information.
"Toutes les grandes entreprises ont des données qu'elles veulent protéger des agents", ajoute The Information, relevant : "Il y a une certaine ironie à l'idée qu'Amazon, le grand perturbateur du secteur de la vente au détail au cours des 30 dernières années, se retrouve à son tour confronté à une disruption".
L'Europe alignée sur les cours du pétrole
Ouverture en équilibre instable, baisse et rebond: les marchés européens ont fonctionné comme le miroir inversé des cours du pétrole, leur principal catalyseur avant la tech.
Vers 12h15 GMT, Francfort (+0,47%) et Paris (+0,45%) voulaient donner une chance à la paix au Moyen Orient.
Londres était plus circonspect (+0,10%) avec le recul mécanique des pétrolières (BP -2,25% et Shell -0,75%). Milan en revanche reculait franchement (-0,32%).
Les marchés européens restent sous la menace d'un cycle négatif pour le marché des actions: hausse de l'énergie, inflation, hausse des taux d'intérêt, nouveau durcissement monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).
"L'inflation va être plus élevée et plus durable qu'on ne le pensait", a prévenu Philip Lane, membre du directoire de la BCE, dans un entretien au journal suisse Le Temps.
Dette: la France se méfie de la France
Sur le marché obligataire, les taux se détendaient aux Etats-Unis (4,92% contre 4,95% la veille) en Allemagne (3,43% contre 3,45%) mais pas en France (4,47%, en légère hausse).
L'écart symbolique d'un point de pourcentage entre la France et l'Allemagne inquiète jusqu'aux investisseurs publics français.
"A ce stade, la prudence doit rester de mise sur la dette publique française dans les allocations obligataires", a mis en garde Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche à la Banque Postale Asset Management.
afp/lf