30. Jul 2026
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Hong Kong (awp/afp) - La Bourse de Séoul se stabilise jeudi suivant deux journées dans le rouge, après que Samsung a publié des résultats étourdissants portés par l'IA, tandis que la reprise des bombardements américains en Iran a fait brièvement grimper le prix du pétrole.
L'indice phare de la place sud-coréenne, le Kospi, avait dégringolé mardi et mercredi, après avoir atteint un plus haut le mois dernier. En cause: les inquiétudes sur les marchés au sujet d'un engouement excessif pour l'intelligence artificielle, alors que le secteur a englouti d'énormes sommes d'argent.
Mais un regain d'optimisme est de mise jeudi: le géant sud-coréen Samsung Electronics a annoncé avoir multiplié par 19 son bénéfice d'exploitation trimestriel sur un an, porté par la forte demande en puces mémoire nécessaires à l'IA.
Son chiffre d'affaires a connu une hausse de 130% sur un an, et son bénéfice net de quelque 1.300%. Des résultats conformes aux attentes, d'après l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.
Dans le sillage de leur publication, l'action Samsung était en hausse, après avoir lourdement chuté mardi et mercredi comme son principal concurrent, le sud-coréen SK hynix - stable jeudi.
Le Kospi a gagné plus de 5% dans les échanges de la matinée, avant de se stabiliser, en légère baisse de 0,13% (5.656,04 points) peu après 05h30. Tokyo, également remué par la tech ces dernières semaines, était pour sa part en hausse de 1,28% à 62.218,41 points.
Cette évolution favorable intervient après que Microsoft a affiché mercredi des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, tirés par l'informatique à distance ("cloud") et l'IA. Meta (Facebook) a toutefois enregistré un bénéfice inférieur à ce qui était anticipé, plombé notamment par des charges judiciaires.
Toutefois, à Shanghai, l'indice composite était en baisse de 1,12% à 3.785,52 points. Le Hang Seng hongkongais se délestait de 0,30% à 25.731,40 points.
Le pétrole à la baisse
Des frappes américaines en Iran menées jeudi matin en représailles à des attaques iraniennes contre les forces américaines basées au Moyen-Orient ont par ailleurs fait brièvement grimper le prix du pétrole, avant qu'il ne reparte à la baisse.
Auparavant, plusieurs jours d'accalmie avaient fait espérer une issue au conflit, initié fin février par les Etats-Unis et Israël, qui a entraîné le blocage du très stratégique détroit d'Ormuz.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord perdait 1,41% à 89,46 dollars. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate, reculait de 1,09% à 83,54 dollars le baril.
"On craint que la guerre soit en train de s'étendre", a commenté auprès de l'AFP Andy Lipow, analyste chez Lipow Oil Associates. "Ce qui n'aiderait en rien à rétablir les flux pétroliers" dans la région.
Wall Street a par ailleurs pâti mercredi d'une envolée des taux obligataires après que la Réserve fédérale américaine (Fed) a fait le choix de garder ses taux inchangés, dans un contexte où l'inflation est attisée par la guerre au Moyen-Orient. Le Dow Jones a chuté de 2,19%, l'indice Nasdaq a reculé de 1,74% et l'indice élargi S&P 500 a lâché 1,52%.
Sur le marché des changes, le yen gagnait 0,09% face à au dollar, à 163,51 yens pour un dollar.
L'or prenait des couleurs, en hausse de 0,64% à 4.053,30 dollars l'once.
afp/cw