19. Fév 2026
Description
Genève (awp) - Les titres Richemont et Swatch prenaient le chemin de la cave jeudi matin, lestés par le coup de mou des exportations horlogères en janvier. Les statistiques ont à nouveau reculé en début d'année, après une embellie de courte durée en décembre. Les livraisons vers les Etats-Unis, affectées par les droits de douane, continuent de peser.
Vers 10h38, la nominative Richemont perdait 0,5% à 159,45 francs, tandis que la porteur Swatch se délestait de 1,3% à 196,45 francs. L'indice vedette de la Bourse SMI gonflait de 0,23%.
L'analyste Manuel Lang, de la banque Vontobel, souligne que ce début d'année morose est inférieur aux attentes. Toutes les catégories se maintiennent à flot, à l'exception du luxe. La catégorie de montres dont le prix dépasse 3000 francs a vu ses livraisons chuter de 8,1% en valeur et de 7,3% en volumes, une rare contreperformance après des années fastes. M. Lang souligne l'impact des Etats-Unis. Alors que l'ultra-luxe se maintient, les marques plus "grand public" subissent une pression de plus en plus forte.
La catégorie de prix moyenne, très importante pour Swatch Group, a été soutenue par la demande en Chine et à Hong Kong, affirme l'analyste qui perçoit d'un bon oeil l'évolution positive de ces deux marchés en janvier, surtout au regard du nouvel An chinois tardif en 2026 (17 février contre fin janvier en 2025).
Manuel Lang prédit la persistance de la volatilité des statistiques d'exportations horlogères en début d'année. "Nous observons les premiers signes d'un renversement de tendance dans le segment du luxe au sens large: la résilience d'un petit groupe de maisons disposant d'un fort pouvoir de fixation des prix coexiste de plus en plus avec un environnement beaucoup plus difficile pour l'ensemble des marques", selon lui. A cela, il faut ajouter la force du franc, qui pèse toujours.
fr/ol