Les marchés mondiaux saluent la relative accalmie sur les taux et le pétrole

25. Sep 2026

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Paris (awp/afp) - La semaine se termine comme elle avait commencé, avec des marchés boursiers qui retrouvent l'appétit pour le risque grâce à la baisse du pétrole et à l'espoir d'un accord au Moyen Orient.

Les marchés ont aussi saisi l'occasion d'une pause dans la hausse des taux à des niveaux qui se sont envolés face aux risques d'inflation.

"Les informations selon lesquelles des négociateurs américains et iraniens discutent d'un accord progressif ont apporté un certain soulagement, Téhéran pouvant potentiellement rouvrir le détroit d'Ormuz tandis que Washington envisagerait d'assouplir son blocus des ports iraniens", explique l'expert de Tickmill Group, Patrick Munnelly.

Peu avant 18h50, le cours ralentissait de 2,39% pour le baril de Brent, référence du brut, à 104,12 dollars, et de 2,49% pour le WTI américain à 92,25 dollars le baril.

"L'évolution des cours du pétrole et les marchés obligataires sont les deux catalyseurs de ce qui se passe sur les marchés", rappelle Andrea Tueni de Saxo Market.

"Les rendements (des marchés obligataires) reculent en même temps que le prix du pétrole", ajoute Kathleen Brooks de la plate-forme XTB.

Vers 16H00 GMT, les bons du Trésor américain à échéance 10 ans évoluaient à près de 5,17%, contre 5,20% la veille.

En Europe, le taux à 10 ans de la France, l'homme malade de la zone euro, atteignait 4,69% comme la veille, contre 3,60% pour le "Bund" allemand.

Les marchés commencent à surveiller la situation en France: dette à 117,5% du PIB, gouvernement qui peine à réduire le déficit à 5% du PIB dans le projet de budget 2027, campagne électorale.

La tech tire Wall Street

En Europe, Paris (-0,07%) est le seul des grands marchés boursiers à ne pas avoir pleinement savouré le rebond de ce vendredi.

Société Générale (+3,49%) a réalisé la meilleure performance de la journée, alors que TotalEnergies (-1,31%) reculait à quasi due proportion du recul des cours du pétrole.

Francfort (+0,56%) a été tirée par Adidas (+2,99%) et par les banques (Commerzbank +2,73% et Deutsche Bank +2,68%). Milan est également allée de l'avant également grâce au secteur bancaire (Unicredit +1,91%), tout comme Zurich (+0,29%).

Même Londres (+0,14%) a compensé le recul des pétrolières (BP -2,33%, Shell -0,82%).

A New York, les trois indices de Wall Street progressaient peu avant 16H30 GMT: Nasdaq Composite +0,44%, S&P 500 +0,38% et Dow Jones +0,79%.

Chouchou des marchés en début de semaine, Meta reculait nettement (-3,71%). Meta a lancé Muse, son agent d'intelligence artificielle en début de semaine.

A l'inverse, Microsoft (+3,53%) semblait indifférente aux propos alarmistes de son fondateur et ancien patron Bill Gates, qui s'est joint aux mises en garde des patrons d'Open AI et Anthropic.

Bill Gates a déclaré que l'IA pourrait causer "un milliard de morts" dans une interview à l'émission Meet the Press de NBC, des propos rapportés par l'agence Bloomberg, l'une des principales sources d'information des salles de marché.

L'ancien patron de Microsoft a aussi proposé une taxe sur l'IA, la création d'une instance internationale et la désignation d'emplois réservés aux humains.

Le yen s'envole

Le yen accélère sa hausse vendredi, porté par de nouvelles remarques de la ministre des Finances Satsuki Katayama réaffirmant son soutien à la devise japonaise, tandis que le dollar se replie de concert avec les prix du pétrole.

Vers 16H30 GMT, le yen s'échangeait à 157,06 unités contre un dollar, et contre 158,86 la veille.

afp/al