Les marchés mondiaux saluent la relative accalmie sur les taux et le pétrole

25. Sep 2026

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Paris (awp/afp) - La semaine se termine comme elle avait commencé, avec des marchés boursiers qui retrouvent l'appétit du risque grâce à la baisse du pétrole et l'espoir d'un accord au Moyen Orient, avec une légère détente des taux qui restent très élevés face à l'inflation.

"Les prix du Brent sont repartis à la baisse vendredi, les traders mettant en balance une nouvelle proposition de cessez-le-feu de 7 jours de l'Iran avec de nouvelles attaques des Houthis contre l'Arabie saoudite", résume Neil Wilson de Saxon.

La veille, les marchés ont connu une "débâcle obligataire", ajoute-t-il, "mentionnant le rendement du 10 ans américain du Trésor à un nouveau plus haut sur 19 ans, à 5,23%, tandis que le 30 ans a dépassé 5,50%, son niveau le plus élevé depuis 2004".

"Les rendements reculent en même temps que le prix du pétrole", ajoute Kathleen Brooks de la plate-forme XTB.

Vers 14H00 GMT, les bons du Trésor américain à échéance 10 ans évoluaient à près de 5,19%, contre 5,20% la veille.

En Europe, le taux à 10 ans de la France, l'homme malade de la zone euro, atteignait 4,69% comme la veille, contre 3,60% pour le "Bund" allemand.

Petit recul du pétrole

Vers 14H00 GMT, le Brent de la mer du Nord considéré comme la référence mondiale cédait 1,16%, à 105,36 dollars le baril, et son équivalent américain, le WTI, perdait 1,38%, à 93,30 dollars le baril.

"Les informations selon lesquelles des négociateurs américains et iraniens discutent d'un accord progressif ont apporté un certain soulagement, Téhéran pouvant potentiellement rouvrir le détroit d'Ormuz tandis que Washington envisagerait d'assouplir son blocus des ports iraniens", explique l'expert de Tickmill Group, Patrick Munnelly.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, a déclaré à plusieurs médias étrangers avoir communiqué mardi à l'émissaire américain Steve Witkoff les conditions de l'Iran pour une réouverture de ce passage stratégique.

Les tensions dans la région restent vives. L'Arabie saoudite a dit jeudi avoir intercepté une attaque de missiles tirés du Yémen voisin par les Houthis pro-iraniens, qui ciblait notamment Yanbu sur la mer Rouge, site crucial pour un oléoduc offrant une voie d'acheminement du pétrole alternative au détroit d'Ormuz.

Les Bourses respirent

"Les actions ont bénéficié de cette accalmie" sur les taux comme sur les prix de l'énergie, poursuit Patrick Munnelly.

"La reprise ressemble davantage à un rebond de soulagement qu'à un véritable retournement de tendance", tempère-t-il.

Les effets de la baisse du pétrole s'estompaient au fil de la journée.

A New York, les trois principaux indices de Wall Street étaient à l'équilibre vers 14H00 GMT: S&P 500 -0,03%, Dow Jones +0,05%, Nasdaq Composite +0,04%.

En Europe, la Bourse de Paris passait en zone négative (-0,11%), alors que Francfort allait de l'avant (+0,42%) tout comme Milan (+0,37%) et Zurich (+0,17%). Londres restait à l'équilibre (-0,00%).

Le yen s'envole

Le yen accélère sa hausse vendredi, porté par de nouvelles remarques de la ministre des Finances Satsuki Katayama réaffirmant son soutien à la devise japonaise, tandis que le dollar se replie de concert avec les prix du pétrole.

afp/al