14. Aoû 2026
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Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales terminent la semaine en pente douce, sur fond de poussée des taux d'intérêt sur le marché obligataire vendredi en fin de journée.
Vers 16H00 GMT, les obligations françaises à dix ans affichaient un rendement de 4,04%, contre 3,94% la veille, au risque de reposer la question du coût des emprunts de l'Etat français pour financer sa dette souveraine qui s'établit à 117% du PIB.
En Allemagne, les taux d'emprunt à dix ans ont repassé la barre des 3,20%, contre 3,13% la veille.
Aux Etats-Unis, les bons du Trésor à dix ans affichaient un rendement de 4,68% vers 16H00 GMT contre 4,64% la veille.
"Si le dollar s'est affaibli, les rendements obligataires sont toutefois restés élevés. C'est une source majeure de risque pour les marchés, qui devient désormais de plus en plus difficile à ignorer", relève depuis New York Fawad Razaqzada, analyste de FOREX.com.
En compétition avec les rendements fixes du marché obligataire, le marché des actions peut être touché.
La semaine avait pourtant fini avec l'espoir que la Réserve fédérale ne relève pas ses taux lors de sa prochaine réunion en septembre.
Les risques d'inflation se sont en effet éloignés aux Etats-Unis avec la publication cette semaine des indicateurs des prix à la consommation puis de la production pour juillet, qui ont rassuré les marchés.
Le pétrole fait du yo-yo
Il baisse, il monte, le tout dans la même journée: le prix du pétrole reste très volatile autour d'un niveau assez élevé.
Après une baisse en milieu de journée, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale du Brut, repartait à la hausse vers 16H00 GMT (+1,02% à 87,96 dollars le baril). Le WTI américain suivait la même tendance (+0,69% à 81,81 dollars).
Les marchés ne misent plus sur un accord, souvent annoncé mais jamais conclu, entre les Etats-Unis et l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a au contraire menacé jeudi l'Iran d'un isolement économique "comme le monde n'en a jamais vu", nouveau signe d'un durcissement de Washington.
L'Irak a annoncé vendredi avoir exporté depuis le début du mois d'août environ deux millions de barils de pétrole par jour, un niveau inédit en plus de cinq mois de guerre au Moyen-Orient, malgré le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran.
Les Bourses en pause au milieu d'un excellent mois d'août
A part Francfort (+0,53%), les Bourses européennes ont terminé en recul.
En Allemagne, le DAX a été emmené par le fabricant de logiciel SAP (+2,71%).
"Globalement, le sentiment envers les actions allemandes reste positif", résume l'analyste Andreas Lipkow de CMC Markets.
"D'une part, l'espoir d'une reprise économique apporte un soutien, et d'autre part, les entreprises allemandes affichent des valorisations plus faibles que la plupart des sociétés américaines", ajoute-t-il.
"Les seuls facteurs perturbateurs demeurent la guerre en Iran et les prix élevés de l'énergie qui en découlent, avec toutes leurs conséquences", selon l'analyste.
A Paris, le CAC 40 continue de s'éloigner de ses niveaux records avec une quatrième séance consécutive en baisse (-0,16%).
Londres a également reculé (-0,21%), plombée par les minières (Antofagasta -4,78%, Glencore -2,01%) et deux valeurs de l'industrie pharmaceutique (GSK - 2,22% et AstraZeneca -2,09%).
Aux Etats-Unis, les trois principaux indices de Wall Street étaient orientés à la baisse vers 16H30 GMT, malgré le rebond de la tech (Dow Jones -0,21%, Nasdaq Composite -0,43% et S&P 500 -0,17%).
En cause: le recul des ventes au détail en juillet aux Etats-Unis, selon des données publiées vendredi.
Sur l'ensemble du mois d'août, les Bourses mondiales ont engrangé d'excellents résultats, rappelle Florian Ielpo de la banque suisse Lombard Odier.
"Le Nasdaq approche une hausse de 5%, tandis que le MSCI World (ndrl: indice boursier mondial) progresse de 3,84%", souligne-t-il.
"Cette performance se compare à une moyenne de -0,98% pour le MSCI World au mois d'août. Aux niveaux actuels, il s'agirait de son deuxième meilleur mois d'août depuis 1996, aux côtés des épisodes exceptionnellement solides de 2000 et 2009", détaille-t-il.
Enfin, l'or continuait de progresser vendredi (+0,86%) à 4386,72 dollars l'once.
"Les prix de l'or se sont redressés pendant la première moitié de la séance de vendredi après la baisse d'hier, soutenus par une nouvelle série de statistiques économiques américaines plus faibles. Ce rebond pourrait toutefois perdre de son élan, les prix du pétrole ayant progressé à l'approche du week-end", d'après Fawad Razaqzada.
afp/ib