Les marchés financiers digèrent des données sur l'emploi américain

11. fév 2026

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Paris (awp/afp) - Les marchés financiers digèrent mercredi la publication de données sur le marché de l'emploi en janvier aux États-Unis bien meilleures qu'attendu, mais qui repousse les anticipations de baisse de taux de la banque centrale américaine (Fed) en 2026.

L'économie américaine a connu 130'000 créations d'emplois en janvier, nettement plus que les 55'000 sur lesquelles tablaient les analystes, selon le consensus publié par MarketWatch. Le taux de chômage est en recul, à 4,3%, contre 4,4% anticipé par le marché.

"Les marchés d'actions ont montré des mouvements limités, avec les actions mondiales globalement inchangées car la perspective de meilleurs bénéfices compensait les inquiétudes concernant des taux plus élevés", explique Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique de Lombard Odier AM.

"Seulement deux baisses de taux de la Fed sont désormais attendues cette année et ce rapport met un terme aux espoirs d'une troisième baisse de taux cette année", estime Kathleen Brooks, directrice de la recherche économique de XTB.

Le marché a par ailleurs repoussé son estimation de la première baisse de taux de la Fed en 2026 de juin à juillet.

"Sauf surprise majeure à la baisse de l'inflation américaine (CPI) vendredi, il est difficile d'envisager une baisse de taux aux États-Unis au premier semestre de cette année", ajoute Kathleen Brooks.

Vers 16h20 GMT, à New York, l'indice élargi S&P 500 avançait de 0,11%, le Nasdaq reculait de 0,19% et le Dow Jones, qui a battu un record en clôture la veille, était stable (-0,01%). L'indice américain Russell 2000, composé de 2000 PME, reculait de 0,86%, après un début de séance positif.

En Europe, la Bourse de Paris a cédé 0,18%, Francfort 0,53%, Milan 0,62% et Madrid 0,43%.

Londres a en revanche bondi de 1,14%, battant son précédent record en clôture, qui datait du 4 février, portée par la progression des valeurs minières de l'indice vedette britannique FTSE 100.

Le marché britannique était aussi soutenu par la "Banque d'Angleterre qui a récemment laissé entendre que les coûts d'emprunt pourraient diminuer si l'inflation poursuit son ralentissement, comme l'institution l'anticipe", note Patrick Munnelly, gérant chez Tickmill Group.

Sur le marché de la dette, le rendement de l'emprunt britannique à dix ans baissait à 4,48% contre 4,51% à la clôture mardi.

Aux Etats-Unis, le rendement de l'emprunt américain à dix ans atteignait 4,15% et revenait à l'équilibre par rapport à la veille en clôture (4,15%) après avoir nettement grimpé plus tôt. Son équivalent à échéance deux ans, plus sensible aux changements sur les anticipations de politique monétaire, était à 3,50%, après 3,45% mardi.

Sur le marché des changes, le dollar était stable (+0,05%) face à la monnaie unique européenne, à 1,1889 dollar pour un euro.

Mattel déçoit largement les marchés

Le géant américain du jouet Mattel a publié des résultats sensiblement inférieurs aux attentes au quatrième trimestre, et dévoilé des prévisions jugées décevantes pour l'année en cours, un cocktail d'annonces qui faisait plonger le titre de 23,17% à New York.

Les commandes à l'équipementier énergétique allemand Siemens Energy ont atteint un "nouveau record" au premier trimestre de son exercice décalé 2025/2026, en raison de la forte demande en électricité liée à l'IA, a-t-il annoncé mercredi.

"Siemens Energy a fait figure d'exception aujourd'hui. La société a dépassé avec ses chiffres même les prévisions les plus optimistes", commente Andreas Lipkow, analyste indépendant.

A Francfort, le titre a bondi de 8,40%.

afp/lf