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Washington (awp/afp) - Les Bourses mondiales ont terminé sans direction commune mercredi, prises entre la perspective d'une poursuite des négociations entre Washington et Téhéran et la saison des résultats d'entreprises.
Paris a reculé (-0,64%), plombé par les contre-performances de l'industrie du luxe au premier trimestre. Kering (Gucci, Saint-Laurent, Balenciaga...) a chuté (-9,29%), tout comme Hermes (-8,22%). A Zurich, le SMI a terminé en recul de 0,38%.
Londres a également perdu du terrain (-0,47%), tandis que Francfort (+0,09%) et Milan (-0,04%) ont terminé à l'équilibre.
A Wall Street, l'indice Nasdaq a avancé de 1,59% à 24.016,02 points, dépassant son dernier plus haut en clôture datant d'octobre 2025. L'indice élargi S&P 500 a également touché un nouveau sommet à 7.022,95 points (+1,18%) à la fermeture.
Seul le Dow Jones a terminé en légère baisse (-0,15%).
Aux Etats-Unis, "la tendance haussière du marché se poursuit grâce aux espoirs de paix au Moyen-Orient", explique Jose Torres, d'Interactive Brokers.
Les opérateurs s'attendent à l'ouverture de nouvelles négociations entre Washington et Téhéran après que Donald Trump a assuré mardi que des pourparlers pourraient avoir lieu "dans les deux prochains jours".
Le président américain a en outre estimé que la guerre avec l'Iran était "presque finie" lors d'un entretien sur la chaîne Fox News, assurant que les autorités iraniennes "veulent vraiment parvenir à un accord".
- Le pétrole stable -
Pour autant, "la situation géopolitique reste complexe, alors que Téhéran et Washington se disputent le contrôle du détroit d'Ormuz", estime Jose Torres.
Ce passage maritime stratégique, par lequel transite en temps normal environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux, est quasiment paralysé par Téhéran depuis les premières frappes israélo-américaines en Iran, fin février.
Dans ce contexte, les prix du pétrole, véritable baromètre de la confiance du marché depuis le début du conflit, ont terminé proche de l'équilibre mercredi après avoir fortement reculé la veille.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, n'a grappillé que 0,15% à 94,93 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, a clôturé à un prix quasiment inchangé par rapport à la veille, à 91,29 dollars (+0,01%).
"Le marché s'efforce d'être aussi optimiste que possible, tout en tenant compte de la réalité de la situation, à savoir qu'il y a encore peu de trafic maritime dans le détroit d'Ormuz", résume auprès de l'AFP John Kilduff, d'Again Capital.
L'Iran a par ailleurs menacé mercredi de bloquer la mer Rouge, qu'il ne borde pas, en cas de maintien du blocus américain de ses ports, estimant que ce dernier pourrait mener à une violation du cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.
Un blocage de la mer Rouge mettrait en péril la part des exportations de l'Arabie saoudite que le pays a réussi à dérouter via le port de Yanbu (qui donne sur la mer Rouge) depuis le début du conflit.
- Vers 1,20 dollar pour un euro? -
Le dollar faisait également du surplace mercredi face à la monnaie unique européenne, à 1,1798 dollar pour un euro (-0,02%).
"En l'espace d'une semaine seulement, le dollar a perdu la quasi-totalité des gains enregistrés en mars, ce qui laisse penser que la prime de risque liée au conflit s'estompe", note Kevin Ford, de Convera.
Le "buck" - l'un des surnoms de la monnaie américaine - avait notamment profité de son statut de valeur refuge face aux incertitudes géopolitiques.
Il a aussi été poussé par la flambée des prix du pétrole, libellé en dollar.
Pour Kevin Ford, "un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz" pourrait faire passer le billet vert "au-dessus de 1,20 dollar pour un euro."
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afp/rp