14. jan 2026
Description
Washington (awp/afp) - Les Bourses mondiales ont évolué sans élan mercredi, Wall Street ayant particulièrement pâti du repli des géants de la tech américaine, tandis que les métaux précieux et certains métaux de base ont atteint de nouveaux sommets.
En Europe, Paris a cédé 0,19% et Francfort 0,53%. Milan a grappillé 0,27%. Seule Londres s'est détachée, prenant 0,46%, portée par les poids lourds de son secteur minier, profitant justement de cette hausse des métaux. A Zurich, le SMI a fait encore mieux et a gagné 0,75%.
A New York, l'indice Nasdaq - à forte coloration technologique - a perdu 1,00%, l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,53% et le Dow Jones de 0,09%.
"L'humeur des investisseurs est en train de changer" et "une certaine négativité s'installe" sur la place américaine, commente auprès de l'AFP Jack Ablin, de Cresset.
"La pression à la vente des titres à très forte capitalisation a été suffisamment forte pour peser sur les principaux indices, malgré la résilience relative des petites capitalisations", remarquent de leur côté les analystes de Briefing.com.
Les "Sept Magnifiques", surnom donné aux grands noms du secteur technologique, ont tous terminé dans le rouge, à l'image de Nvidia (-1,44%), Amazon (-2,43%), Apple (-0,40%) ou Microsoft (-2,40%).
Côté indicateurs, les ventes au détail ont rebondi davantage que prévu en novembre, en hausse de 0,6% sur un mois, pour atteindre 735,9 milliards de dollars, a rapporté le ministère du Commerce. Les analystes s'attendaient à un rythme moins élevé, autour de 0,3%.
L'indice des prix à la production (PPI) pour novembre a lui progressé de 0,2% sur un mois, en accélération par rapport à octobre.
"Ces chiffres suscitent une certaine désillusion" et "dissipent de plus en plus les fantasmes d'une baisse des taux d'intérêt" de la Réserve fédérale américaine (Fed) lors de sa réunion de janvier, relève Andreas Lipkow, analyste indépendant.
Ils ont mis un coup d'arrêt à l'optimisme de la veille, qui avait été provoqué par un indice des prix à la consommation (CPI) ayant, au contraire, suscité l'espoir des investisseurs, avec une stabilisation à 2,7% en décembre.
Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt d'Etat américain à dix ans se détendait à 4,14% vers 21H30 GMT, contre 4,18% à la clôture la veille.
Nouveaux records de l'or et de l'argent, le pétrole progresse
Les métaux précieux continuent de grimper à de nouveaux records, sur fond d'inquiétudes géopolitiques, notamment concernant l'Iran, note Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets.
Continuant sur sa lancée des derniers jours, le métal jaune a franchi un nouveau record mercredi, à 4.642,98 dollars l'once (31,1 g).
Vers 21H30 GMT, il progressait de 0,74% par rapport à sa clôture de mardi, à 4.620,71 dollars l'once.
L'argent évoluait en hausse de 6,40%, à 92,53 dollars l'once, après avoir lui aussi atteint un nouveau plus haut historique, à 93,50 dollars l'once.
"Le zinc, le cuivre, l'étain et l'aluminium ont (...) rejoint le mouvement" de hausse des métaux précieux, constate Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
Côté pétrole, les prix ont atteint un niveau plus vu en clôture depuis trois mois face aux tensions géopolitiques.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a pris 1,60% à 66,52 dollars et le baril de West Texas Intermediate a gagné 1,42% à 62,02 dollars.
La décision de Washington d'évacuer par précaution une partie du personnel de sa base militaire au Qatar est perçue par le marché "comme le signe que nous sommes à l'aube d'une action militaire" en Iran, relève auprès de l'AFP John Kilduff, d'Again Capital.
Résultats mitigés pour les banques américaines
A Wall Street, "le secteur financier continue d'être sous pression" et "le facteur principal qui stimule les ventes aujourd'hui est la publication de résultats mitigés par les grandes banques", expliquent les experts de Briefing.com.
Bank of America a chuté (-3,70%) malgré des performances meilleures qu'escompté lors des trois derniers mois de 2025, tandis que Wells Fargo (-4,60%) a fait moins bien qu'attendu et Citigroup (-3,34%) a vu ses résultats amputés par une perte liée à la Russie.
"Il y a peut-être un sentiment de lassitude, car ce sont les chiffres du quatrième trimestre" alors que les investisseurs cherchent à se tourner "vers les perspectives pour l'année à venir", commente auprès de l'AFP Christopher Low, de FHN Financial.
,,
,
,
afp/rp