30. Jul 2026
Description
Paris (awp/afp) - Les marchés boursiers mondiaux digèrent jeudi une flopée de résultats d'entreprises, mais gardent un oeil sur les incertitudes liées au secteur des semi-conducteurs, à la situation au Moyen-Orient et à la politique monétaire américaine après la réunion de la Fed.
En Europe, vers 13h10, la Bourse de Paris prenait 0,94%, soutenue par Schneider Electric (+8,47%) qui a relevé ses perspectives annuelles et par Bouygues (+6,67%) qui a enregistré un bond de 66% de son bénéfice net.
Stellantis perdait en revanche 4,05% après la publication de ses résultats confirmant pourtant son retour dans le vert au 2e trimestre.
La place de Francfort prenait 0,12%, malgré l'effondrement d'Adidas (-18,05%). L'équipementier sportif a publié un bénéfice opérationnel inférieur aux attentes au deuxième trimestre, lesté par un surplus de dépenses marketing engagées autour de la Coupe du monde de football.
Londres avançait de 0,20%. Shell gagnait 0,68%, après avoir annoncé le triplement de son bénéfice net grâce à la montée des prix du pétrole. Rolls Royce grimpait de 5,03%, dans la foulée de prévisions annuelles relevées.
Milan prenait de son côté 0,61%.
En Asie, à Séoul (-1,23%), Samsung Electronics a annoncé avoir multiplié par 19 son bénéfice d'exploitation trimestriel sur un an, porté par la forte demande en puces mémoire nécessaires à l'IA. Son chiffre d'affaires a connu une hausse de 130% sur un an, et son bénéfice net de 1.300%.
Des résultats conformes aux attentes, selon les analystes. Dans le sillage de cette publication, l'action Samsung Electronics a grimpé à Séoul, avant que l'élan ne s'essouffle en cours de séance (-0,72%).
Ces réactions étaient guettées par le marché, après le mouvement de vente massif sur le secteur des semi-conducteurs ces derniers jours.
Les investisseurs s'inquiètent des niveaux de valorisation gigantesques du secteur qui enflent depuis plusieurs mois. Le secteur des semi-conducteurs est le principal bénéficiaire des dépenses massives des groupes de la tech pour développer l'intelligence artificielle.
Dans le même temps, les investisseurs craignent que la rentabilité de ces dépenses dans l'IA ne soit finalement pas au rendez-vous, et que la concurrence chinoise, dont les progrès sont fulgurants, ne vienne menacer les perspectives de ces entreprises.
Dans ce contexte, l'entrée en Bourse à Hong Kong de Zhongji InnoLight, fabricant chinois de composants optiques de pointe pour centres de données dédiés justement à l'intelligence artificielle, était particulièrement scrutée.
Il s'agissait de la plus grosse introduction en Bourse d'une entreprise sur la place chinoise depuis 2019. Elle n'a toutefois pas tenu ses promesses pour son premier jour de cotation, le titre plongeant de 9,15%.
A Wall Street, les marchés américains devront digérer les résultats des mastodontes de la tech, Microsoft et Meta. Les contrats à terme sur les indices américains présageaient une ouverture en hausse pour tous les indices, avec un Nasdaq attendu en hausse de plus de 1%.
Le conflit au Moyen-Orient se poursuit
Les investisseurs gardent un oeil sur le conflit au Moyen-Orient. Washington a annoncé jeudi avoir achevé une "lourde série" de bombardements sur l'Iran en représailles à des attaques contre leurs forces au Moyen-Orient.
Le Pakistan, médiateur dans le conflit entre Washington et Téhéran, a toutefois affirmé jeudi que les belligérants négociaient toujours.
Résultat, le baril de Brent de la mer du Nord cédait 0,71% à 90,10 dollars. Son équivalent nord américain, le WTI, perdait 0,90% à 83,70 dollars.
En Europe, les taux d'intérêt des titres de dette des Etats restaient stables à un haut niveau. Le rendement allemand à échéance dix ans, référence du continent, atteignait 3,17%, contre 3,15% la veille en clôture.
Les marchés digèrent la Fed
Malgré le regain d'inflation, provoquée par ce conflit, la Réserve fédérale américaine (Fed) a fait le choix mercredi de maintenir ses taux inchangés, à l'issue de sa traditionnelle réunion de politique monétaire.
Vers 13h10, le dollar restait stable (-0,06%) à 1,1443 dollar pour un euro.
La Banque d'Angleterre a elle maintenu sans surprise son taux directeur à 3,75%. Dans la foulée, le taux à dix ans britannique reculait lui à 5,01%, contre 5,03% la veille en clôture.
afp/cw