Les Bourses sans direction claire, patientent avant les résultats d'entreprises

6. Jul 2026

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Washington (awp/afp) - Les Bourses mondiales ont terminé en ordre dispersé lundi, dans l'attente du coup d'envoi de la saison des résultats d'entreprises du deuxième trimestre, Wall Street profitant de son côté d'un rebond des semi-conducteurs.

En Europe, Francfort a gagné 0,15%, Milan a progressé de 0,27% tandis que Londres a perdu 0,26% et Paris a reculé de 0,33%. A Zurich, le SMI a reculé de 0,85%.

A New York, l'indice Nasdaq, qui rassemble les valeurs technologiques, a progressé de 1,12% et l'indice élargi S&P 500 a gagné 0,72%.

Le Dow Jones (+0,29%) a décroché un nouveau record en clôture, dépassant pour la première fois le seuil des 53.000 points.

"Un rebond marqué des valeurs du secteur des puces est à l'origine de la hausse" du Nasdaq et du S&P 500, "les investisseurs se tournant à nouveau vers ce groupe phare après une baisse enregistrée en fin de semaine dernière", expliquent les analystes de Briefing.com.

AMD a gagné 6,61%, Intel 1,54%, Micron 0,96%, Nvidia 0,37%, Western Digital 7,14% et Texas Instruments 3,56%.

Hors semi-conducteurs, les géants de la tech américaine ont aussi été recherchés, comme Alphabet (+1,82%), Meta (+2,98%), Apple (+1,31%) ou Amazon (+0,61%).

"L'actualité est relativement calme, ce qui laisse penser que ces hausses sont dues aux investisseurs qui profitent du récent repli pour acheter, plutôt qu'à un catalyseur spécifique au secteur", estiment les experts de Briefing.com.

En Europe, l'appétit pour la tech était variable. A Francfort, le fabricant de puces Infineon (-0,22%) a subi la baisse des valeurs technologiques en Asie. A Amsterdam, ASML, première capitalisation en Europe, a également reculé (-0,37%).

A Paris, STMicroelectronics redressait la barre (+0,92%) après un début en recul.

"Les investisseurs attendent désormais la saison des résultats, qui débute la semaine prochaine", explique auprès de l'AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.

Ils seront particulièrement attentifs aux performances financières des géants de l'intelligence artificielle (IA), qui ont porté les marchés ces derniers mois, malgré quelques secousses.

Le pétrole digère l'Opep+

Les cours du pétrole sont restés calmes lundi, pas surpris par une nouvelle hausse des quotas de production de l'Opep+ en plein déblocage progressif de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a lâché 0,18% à 71,99 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate a perdu 0,20% à 68,55 dollars.

L'Arabie saoudite, la Russie, et cinq autres membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) ont acté dimanche un nouveau relèvement de leurs quotas de production de pétrole, de 188.000 barils par jour à partir d'août.

"Cette décision était déjà entièrement anticipée par le marché", ce qui explique l'absence de mouvement, relève auprès de l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

SK Hynix bientôt à Wall Street

Déjà côté à la Bourse de Séoul, le géant coréen des puces mémoire SK Hynix a officiellement lancé des démarches pour entrer à Wall Street.

Le groupe espère lever environ 28 milliards de dollars, en mettant en vente l'équivalent de 17 millions d'actions, selon un document déposé lundi auprès du gendarme financier américain (SEC).

L'émission se fait sous la forme d'"ADS" ("American Depositary Shares"), des titres attribués aux entreprises étrangères désireuses d'accéder à Wall Street. La cotation de ces actifs devrait débuter vendredi, selon des informations de presse.

Le yen souffre

La monnaie nippone continue d'être sous pression face au dollar (-0,47% à 162,10 yens pour un dollar), alors que les opérations de "+carry trade+ reviennent au goût du jour", souligne David Morrison, analyste chez Trade Nation.

Ce mécanisme consiste à emprunter dans une devise dont la banque centrale pratique des taux bas, comme celle du Japon, pour placer ses fonds dans une monnaie aux rendements plus élevés, comme le dollar américain.

La monnaie nippone souffre aussi "des inquiétudes budgétaires au Japon, ainsi que des préoccupations quant au fait que la BoJ (la banque centrale japonaise, NDLR) reste en retard dans son resserrement de la politique monétaire", résume Lee Hardman, analyste chez MUFG.

Cela "signifie qu'il y a davantage de chances que les responsables japonais interviennent pour freiner la faiblesse du yen", estime Kathleen Brooks, analyste de XTB.

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afp/rp