Les Bourses mondiales veulent croire en une paix au Moyen-Orient

29. Mai 2026

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Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales vont majoritairement de l'avant vendredi, voulant croire envers et contre tout à la perspective d'une paix au Moyen-Orient, sur fond d'enthousiasme persistant dans la tech et l'intelligence artificielle.

En Europe, Londres a cédé 0,09% et Paris 0,07%. Francfort a pris 0,05% et Milan 0,42%. Sur l'ensemble du mois de mai, les indices grimpent respectivement de 0,29%, 0,84%, 3,34% et 3,71%.

A Zurich, le SMI a fini sur un gain de 0,28% à 13542,66 points.

A New York, vers 17H50, le Dow Jones prenait 0,68%, l'indice Nasdaq avançait de 0,18% et l'indice élargi S&P 500 s'octroyait 0,27%.

"Les discussions entre Américains et Iraniens continuent et progressent" mais "sans avancée concrète", relève Xavier Chapard, de LBP AM. Mais "les marchés voient le verre quasiment plein", ajoute-t-il.

"Le sentiment d'optimisme quant à un accord de paix se maintient", assurent les analystes de Briefing.com.

Donald Trump a ensuite annoncé qu'il s'apprêtait à prendre "sa décision finale" sur un possible accord avec l'Iran. Téhéran a de son côté affirmé qu'un accord dépendait de la fin des demandes "excessives" des Etats-Unis.

Ces nouvelles interviennent après que des sources à Washington ont fait état d'un cadre d'accord avec l'Iran qui prévoit une extension de 60 jours du cessez-le-feu en cours depuis le 8 avril, et nécessite encore l'aval du président américain.

L'agence iranienne Tasnim, citant une source proche de l'équipe de négociation, a toutefois démenti cette information. "Cela est faux et le texte n'est pas encore finalisé", a-t-elle écrit.

Face à ces incertitudes, "l'espoir subsiste de voir les deux parties aboutir sous peu à un compromis", ce qui continue de soutenir les actions, selon Grégoire Kounowski, de Norman K.

Les marchés préfèrent donc ignorer les signaux économiques inquiétants qui se multiplient dans les grandes économies, avec une activité qui ralentit et une inflation qui remonte, en raison de la flambée des prix du brut depuis le début du conflit.

Aux Etats-Unis, l'inflation mesurée par l'indice PCE a par exemple atteint en avril son rythme le plus élevé en près de trois ans, tirée par l'envolée du coût de l'essence, selon des données publiées la veille.

En Europe, la France a vu son PIB reculer de 0,1% au premier trimestre par rapport au dernier trimestre de 2025, et l'inflation a continué à augmenter en mai, à 2,4% sur un an, après 2,2% en avril, sous l'effet de la hausse des prix de l'énergie.

Le pétrole baisse, les taux stables

Le marché du pétrole parie sur un futur retour à la normale dans le détroit d'Ormuz, goulet d'étranglement de 20% de l'offre globale d'hydrocarbures depuis l'offensive israélo-américaine contre la République islamique le 28 février.

A 17H45, le Brent de la mer du Nord reculait de 1,92% à 91,91 dollars le baril. Le WTI américain s'établissait à 87,05 dollars (-2,08%).

Sur les marchés obligataires, les taux d'intérêt des emprunts d'Etat restent globalement stables. Aux Etats-Unis, le rendement des bons du Trésor à dix ans était à 4,44%, contre 4,45% la veille.

En Europe, le taux d'intérêt de l'emprunt allemand à échéance dix ans, référence en Europe, était dans les derniers échanges à 2,94%, contre 2,96% la veille en clôture.

Les marchés anticipent toutefois toujours un relèvement des taux directeurs de la zone euro lors de la prochaine réunion du directoire de la Banque centrale européenne, attendu mi-juin.

Sur le marché des changes, l'euro atteignait 1,676 dollar pour un euro (+0,21%). Valeur refuge, l'once d'or progressait (+1,53%) à 4563,90 dollars.

Dell s'envole après ses résultats

L'action du groupe informatique Dell flambe de 29,35% à New York, dopée par des résultats trimestriels et des prévisions nettement supérieurs aux attentes, sur fond d'engouement croissant autour de l'IA.

Le groupe table sur un chiffre d'affaires à 167 milliards de dollars sur un an, nettement au-dessus des prévisions des analystes de Bloomberg, qui tablaient sur seulement 142,1 milliards de dollars.

Bayer pénalisé par les litiges

Le géant de l'agrochimie et de la pharmacie Bayer (-3,46%) a été pénalisé par les inquiétudes persistantes sur ses litiges en cours, notamment concernant le glyphosate aux Etats-Unis, ont souligné vendredi les analystes de Jefferies dans une note.

afp/ck