16. Oct 2026
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Paris (awp/afp) - Les marchés boursiers mondiaux progressent vendredi, aidés par les propos du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Kevin Warsh, qui ont apaisé les craintes d'une hausse imminente des taux aux États-Unis.
En Europe, le Stoxx 600 gagnait 0,45% vers 12H00 GMT. L'indice paneuropéen affiche une performance hebdomadaire (+ 1,81%) meilleure que celle du S&P 500 new-yorkais (-0,86%), ce qui n'était plus arrivé depuis fin juillet. La Bourse de Francfort prenait 0,80% et Paris 0,23%, tandis que Londres cédait 0,08%.
À Wall Street, les contrats à terme étaient sans changement avant l'ouverture : +0,07% pour le S&P 500 et +0,00% pour le Dow Jones, le Nasdaq 100 reculait de 0,21%. Ce dernier a perdu 2,39% depuis lundi.
Les indices boursiers étaient soutenus par la prise de parole de Kevin Warsh en marge des assemblées du FMI à Bangkok et "le plus important est peut-être ce qu'il n'a pas dit", relèvent les stratégistes de Deutsche Bank.
Le président de la Fed a refusé de se prononcer sur la réunion des 27 et 28 octobre. "Je ne préjuge pas des réunions", a-t-il déclaré. "Nous cherchons naturellement à savoir ce que nous réservent les années 2027 et 2028, mais la Fed se penche à chacune de ses réunions sur les données du moment", a-t-il expliqué.
"Les marchés ont salué l'absence de ton offensif", résume Deutsche Bank, et ont immédiatement réagi : la probabilité d'une hausse le 28 octobre est passée d'environ 30% à près de 14%.
Les taux d'intérêt des dettes des Etats ont connu de fortes baisses la veille, bénéficiant de leur statut de valeur refuge après un mouvement de ventes massif des actions liées à l'intelligence artificielle.
Vendredi, les rendements repartaient à la hausse. Le taux américain à dix ans montait à 5,11%, contre 5,06% jeudi en clôture, et celui à deux ans à 4,75%, contre 4,74%.
En Europe, le rendement allemand à dix ans s'établissait à 3,44% (contre 3,41%) et le français à 4,83% (contre 4,79%).
Fin de l'hémorragie sur les semi-conducteurs
Le secteur des semi-conducteurs bénéficiait vendredi d'une accalmie, après deux séances de fort repli, sans toutefois connaître un franc rebond.
"Après avoir longtemps été porté par les perspectives de croissance, le marché de l'IA entre désormais dans une nouvelle phase : celle de la démonstration de sa rentabilité", estime Grégoire Kounowski, conseiller en investissement chez Norman K.
A Séoul, SK Hynix et Samsung Electronics ont pris 0,79% et 2,62%. TSMC a cédé 0,82% à Taipei. Advantest a gagné 0,55% à Tokyo.
"Pour autant, il est trop tôt pour parler d'un véritable apaisement", estime Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.
Vers 11H50 GMT, Infineon était stable (+0,02%) à Francfort, STMicroelectronics cédait 0,71% à Paris et ASML prenait 0,92% à Amsterdam.
Côté devises, le billet vert cédait 0,30 % face à la monnaie unique européenne, à 1,1254 dollar pour un euro.
Sur les marchés pétroliers, le Brent de la mer du Nord gagnait 0,42% à 106,36 dollars. "Les prix élevés de l'énergie restent un facteur de risque important en raison des tensions militaires au Moyen-Orient et des perturbations des chaînes d'approvisionnement", souligne Andreas Lipkow, analyste de CMC Markets.
Schneider Electric relève ses prévisions
Le géant français des équipements électriques Schneider Electric a annoncé vendredi un chiffre d'affaires "record" au troisième trimestre, en hausse de 17,9% à 11,5 milliards d'euros, et a fortement relevé ses objectifs financiers pour l'année 2026.
Son titre n'en bénéficiait pas en Bourse, perdant 0,91% à 255,65 euros.
afp/ib