Les Bourses mondiales profitent d'une accalmie sur le pétrole et les taux

25. Sep 2026

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Washington (awp/afp) - Les Bourses mondiales ont terminé la semaine dans le vert, les investisseurs retrouvant l'appétit pour le risque grâce à la baisse du pétrole et à l'espoir d'un accord au Moyen-Orient.

En Europe, Francfort a gagné 0,56%, Milan a progressé de 0,63% et Londres, de 0,14%. Paris a clôturé proche de l'équilibre (-0,07%). A Zurich, le SMI a avancé de 0,29%.

A Wall Street, le Dow Jones s'est octroyé 0,93%, l'indice Nasdaq a progressé de 0,48% et l'indice élargi S&P 500 a gagné 0,51%.

"L'évolution des cours du pétrole et les marchés obligataires sont les deux catalyseurs de ce qui se passe sur les marchés", souligne Andrea Tueni, de Saxo Market.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, a déclaré à plusieurs médias étrangers avoir communiqué mardi à l'émissaire américain Steve Witkoff les conditions de l'Iran pour une réouverture du détroit d'Ormuz.

"Si certaines conditions sont remplies, le détroit sera ouvert sous sept jours et des pourparlers seront engagés", a affirmé M. Araghchi.

Ces informations ont fait chuter les prix du pétrole au lendemain d'une forte hausse: le prix du baril de Brent a perdu 2,14% à 104,32 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, a reculé de 2,33% à 92,41 dollars.

Les marchés boursiers ont également profité de l'accalmie sur les taux obligataires, favorisée par le repli des prix du pétrole.

Les bons du Trésor américain à échéance 10 ans évoluaient vers 20H40 GMT à 5,16% et ceux à échéance 30 ans, à 5,49%.

Le coût d'emprunt de la dette publique des Etats-Unis à 30 ans a atteint jeudi en séance un plus haut depuis 2004, à 5,50%, tandis que son équivalent à 10 ans a touché 5,22%, niveau plus vu depuis 2007.

En Europe, le taux à 10 ans de la France atteignait 4,69% comme la veille.

Il reste préoccupant de constater "la rapidité avec laquelle (les taux) ont flambé", commente néanmoins auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, analyste pour le gestionnaire de fortune Edward Jones.

- Les données économiques dans le viseur -

Après une semaine placée sous le signe de la géopolitique - entre sommet annuel de l'ONU et rencontre entre les présidents Xi Jinping et Donald Trump - "les données économiques reviendront sur le devant de la scène" dans les prochains jours, remarquent les analystes de Briefing.com.

Les investisseurs décortiqueront notamment plusieurs publications sur le marché de l'emploi aux Etats-Unis, ainsi que l'indice PCE pour le mois d'août - jauge d'inflation privilégiée par la banque centrale américaine (Fed) - attendu mercredi.

Pour le moment, les analystes tablent sur un nouveau tour de vis de la Fed dès sa réunion d'octobre, selon l'outil de veille CME FedWatch.

- Le yen s'envole -

Le yen a bondi vendredi, soutenu par de nouvelles déclarations de la ministre des Finances Satsuki Katayama favorables à la devise japonaise.

Vers 20H40 GMT, la monnaie nippone gagnait 1,00% face au billet vert à 157,27 yens pour un dollar.

Elle est portée par un commentaire de Mme Katayama indiquant que le président américain Donald Trump a exprimé des inquiétudes concernant la faiblesse du yen lors d'une réunion bilatérale avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi cette semaine.

Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a aussi fait état vendredi sur X d'un "appel productif" avec Mme Katayama.

"Nous avons évoqué l'intérêt d'un yen fort, reflétant les solides fondamentaux économiques du Japon, ainsi que l'importance de maintenir une communication étroite au sujet des marchés des changes", a-t-il écrit.

Cela illustre "les efforts de Tokyo pour présenter la lutte contre l'affaiblissement du yen comme une stratégie conjointe qui se poursuit" et "renforce la possibilité que de prochaines interventions [sur le marché des changes] puissent à nouveau inclure les États-Unis", selon Derek Halpenny, analyste chez MUFG.

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afp/rp