18. Sep 2026
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Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales sont à la peine vendredi, faisant face à des prix du pétrole à nouveau orientés à la hausse, mais profitant d'un regain d'intérêt pour les valeurs tech et l'intelligence artificielle.
En Europe vers 16h00, Paris cédait 1,40%, Francfort 1,54%, Londres 1,41% et Milan 1,70%.
"Les marchés actions européens ont évolué au rythme des développements géopolitiques et énergétiques, dans un environnement demeurant particulièrement volatil", commentent les analystes d'Edmond de Rothschild AM.
A New York, dans les premiers échanges, le Dow Jones reculait de 0,38%, l'indice élargi S&P 500 perdait 0,12% et l'indice Nasdaq prenait 0,10%.
"Le scénario du +ni guerre, ni paix+ continue d'alimenter une forte volatilité, illustrant la forte sensibilité des marchés à chaque évolution géopolitique", expliquent les experts d'Edmond de Rothschild AM.
Et après plusieurs séances de nette baisse, les prix du pétrole repartent à la hausse.
Vers 14H30 GMT, le cours du baril de WTI nord-américain montait de 1,23% à 103,16 dollars. Celui du Brent de la mer du Nord, référence mondiale, se stabilisait à 104,82 dollars (-0,04%).
Au Moyen-Orient, "l'interruption de l'oléoduc saoudien Est-Ouest à la suite de frappes de drones (a) ravivé les tensions", notent les analystes d'Edmond de Rothschild AM. "Les attaques houthistes contre l'Arabie saoudite renforcent le risque d'un déficit d'offre pétrolière plus durable."
En parallèle, un pétrolier a été frappé vendredi par "un projectile non identifié" dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO, sur fond d'attaques menées par l'Iran pour garder le contrôle de cette stratégique voie maritime.
La tech voit vert
Côté valeurs, les investisseurs profitent enfin d'un "regain de confiance concernant l'évolution de la demande en intelligence artificielle", relève Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.
Ce retour de l'optimisme sur le secteur contraste avec le début de la semaine, quand les investisseurs ont vendu en masse les valeurs liées à cette technologie, après plusieurs appels de dirigeants du secteur à ralentir son développement.
Aux Etats-Unis, Broadcom montait de 3,57% et Micron Technology de 1,55%.
Moins exposée à la tech, l'Europe profite beaucoup moins de la dynamique, mais les grands noms du secteur s'illustrent tout de même sur le Vieux Continent: Infineon (+2,35%) montait à Francfort vers 14H30 comme ASML (+1,13%) à Amsterdam et STMicroelectronics (+2,21%) à Paris.
L'écart de taux franco-allemand scruté
L'écart entre les taux d'emprunt à 10 ans de la France et de l'Allemagne a atteint vendredi un point de pourcentage, marquant la défiance croissante des marchés envers la dette française avant le budget 2027 et l'élection présidentielle. Cela marquerait à la clôture un plus haut depuis 2012 pour cet écart.
Vers 16h30, les obligations françaises à dix ans affichaient un rendement de 4,55% contre 3,52% pour le "Bund" allemand, qui sert d'étalon pour la zone euro sur le marché obligataire.
La France emprunte à des coûts plus élevés que d'autres pays comme la Grèce et l'Italie.
"L'Italie, considérée comme l'homme malade de l'Europe pendant des années, a réussi à ramener son déficit dans la zone des 3%. Sur la trajectoire du déficit, l'Italie a réussi à faire cet effort quand la France reste dans la zone des 5%", commente Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France.
Le yen chute après la Banque du Japon
Autre point d'attention des investisseurs: la réunion de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ), qui a relevé vendredi son taux afin de contrer les tensions inflationnistes, décision largement attendue par les marchés.
Son taux directeur a été rehaussé de 0,25 point, à 1,25%, à son plus haut niveau depuis 31 ans.
Les investisseurs n'ont toutefois pas été convaincus par cette décision: la devise japonaise chutait de 1,19% face au billet vert, à 157,84 yen pour un dollar vers 16h30.
La hausse des taux n'a en effet été approuvée que par sept des neuf membres du comité de politique monétaire de l'institution, une dissidence qui suscite des inquiétudes sur le rythme des prochains resserrements monétaires de la BoJ.
afp/cw