Les Bourses mondiales entament la saison des résultats, la tech tangue

13. Oct 2026

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Paris (awp/afp) - Les marchés boursiers mondiaux évoluaient sans direction commune mardi, entre repli généralisé du secteur des semi-conducteurs et coup d'envoi de la saison des résultats. Ceux des grandes banques américaines ont été bien reçus.

Vers 15h40, Paris gagnait 0,11%, Francfort 0,24 % et Londres 0,49 %. Milan prenait 0,26 %. La Bourse suisse avait elle perdu une bonne partie de ses gain, son indice phare SMI ne gagnant plus que 0,33% peu après 16h15.

A New York, dans les premiers échanges, le S&P 500 était stable (-0,06 %) et le Dow Jones grimpait de 0,58 %. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait en revanche de 0,36%.

Les entreprises des semi-conducteurs, principaux bénéficiaires des investissements dans l'intelligence artificielle, cèdent du terrain après des "annonces de progrès technologiques faites par la société chinoise CXMT", selon Neil Wilson, stratégiste pour Saxo Bank. Sur le Nasdaq, Broadcom cédait 1,53%, AMD 3,73% et Nvidia 1,28%.

En Europe, à Paris, STMicroelectronics chutait de 3,99% et Soitec de 5,92%. À Amsterdam, le fabricant de machines pour l'industrie des puces ASML cédait 3,17%, ASM International 4,72% et BE Semiconductor 2,45%. À Francfort, Infineon reculait de 1,28% et à Milan, Technoprobe de 4,80%.

Le champion chinois des puces mémoire, ChangXin Memory Technologies (CXMT), a dit avoir progressé dans la conception d'une puce plus dense, capable de stocker davantage de données sur une même surface. Il compte livrer d'ici la fin de l'année des modules de mémoire pour serveurs utilisant cette technologie, un marché où les deux géants sud-coréens sont aussi présents.

Cette annonce "ravive particulièrement le risque concurrentiel" provenant des entreprises chinoises "dans les mémoires destinées aux serveurs" des centres de données dédiés à l'intelligence artificielle, selon les analystes de Aurel BGC. L'humeur s'est d'autant plus "détériorée mardi après des propos du PDG de Broadcom, Hock Tan, ayant comparé l'investissement dans le secteur de l'IA à une expérience de +casino+", ajoute Neil Wilson.

Les dépenses massives des géants américains de la tech dans le développement de l'IA sont le principal moteur des marchés depuis plusieurs mois, mais les doutes grandissent sur les valorisations gigantesques du secteur et la rentabilité future de ces investissements.

Les banques américaines démarrent la saison des résultats

Autre point d'attention des marchés: le coup d'envoi de la saison des résultats trimestriels, traditionnellement donnée par les groupes bancaires américains, comme JPMorgan Chase, Goldman Sachs, Wells Fargo et Citigroup. Les investisseurs espèrent que de "bons résultats des banques américaines puissent renforcer l'idée d'une économie américaine solide et soutenir l'ensemble du marché actions", commente Kathleen Brooks.

JPMorgan Chase (+1,79% à New York vers 13H40 GMT) a annoncé des résultats légèrement inférieurs aux attentes au troisième trimestre, affectés par une charge de plus de 600 millions de dollars, mais qui progressent toutefois sur un an. Goldman Sachs (+2,78%) a lui surpassé les attentes au troisième trimestre, tout comme Citigroup (+0,43%).

Pétrole et taux en baisse en baisse

Vers 16h20, le prix du baril de Brent de la mer du Nord était en baisse de 0,76% à 105,82 dollars. Son équivalent américain, le WTI, cédait 0,06% à 93,71 dollars.

Cela provoque une accalmie sur les taux d'emprunt en Europe.

Le rendement français à échéance dix ans, particulièrement scruté alors que le budget 2027 arrive en séance plénière à l'Assemblée Nationale, reculait à 4,82% contre 4,90% la veille. Son équivalent allemand, référence en Europe, était à 3,44%, après 3,48% la veille.

Le marché obligataire américain rouvrait mardi après un jour férié. Le taux d'emprunt de l'État américain à dix ans reculait à 5,19%, après 5,24% à la clôture vendredi.

Le gaz européen a en revanche dépassé pour la première fois depuis 2022 les 87 euros le mégawattheure, sur fond de ruptures d'approvisionnement en provenance du Golfe et de réserves allemandes faibles.

Vers 16h20, le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du gaz pour l'Europe, grimpait encore de 2,91% à 86,80 euros.

afp/vj