Les Bourses mondiales en repli malgré les bons chiffres de l'emploi américain

11. fév 2026

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Washington (awp/afp) - Les marchés boursiers mondiaux ont reculé mercredi, le marché du travail aux Etats-Unis en meilleure santé qu'anticipé repoussant quelque peu la perspective d'une nouvelle baisse de taux de la banque centrale américaine (Fed).

Le mois dernier, le marché de l'emploi américain a fait mieux qu'escompté par les analystes, avec 130.000 créations d'emplois et un taux de chômage en recul à 4,3%.

"Ces chiffres solides ont vraiment apaisé certaines des craintes" des investisseurs sur l'état de l'économie américaine, assure auprès de l'AFP Angelo Kourkafas, d'Edward Jones.

Mais, revers de la médaille, ces chiffres "donne(nt) des arguments aux faucons de la Fed (les responsables favorables à une politique monétaire restrictive, ndlr) pour maintenir une approche patiente en matière de baisse des taux", ajoute-t-il.

"Seulement deux baisses de taux de la Fed sont désormais attendues cette année et ce rapport met un terme aux espoirs d'une troisième baisse de taux cette année", estime Kathleen Brooks, directrice de la recherche économique de XTB.

Selon l'outil de veille CME FedWatch, le marché se montre aussi plus circonspect sur l'hypothèse d'accueillir une première baisse de taux de l'année dès juin.

Ces anticipations sont susceptibles d'évoluer après la publication vendredi de l'indice des prix à la consommation (CPI).

A Wall Street, le Dow Jones a en conséquence perdu 0,13%, l'indice Nasdaq 0,16% et l'indice élargi S&P 500 est resté stable (-0,00%).

En Europe, la Bourse de Paris a cédé 0,18%, Francfort 0,53%, Milan 0,62% et Madrid 0,43%. A Zurich, le SMI a pris 0,21%.

Londres a en revanche bondi de 1,14%, battant son précédent record en clôture, qui datait du 4 février, portée par la progression des valeurs minières de l'indice vedette britannique FTSE 100.

Le marché britannique a aussi été soutenu par la "Banque d'Angleterre qui a récemment laissé entendre que les coûts d'emprunt pourraient diminuer si l'inflation poursuit son ralentissement, comme l'institution l'anticipe", note Patrick Munnelly, gérant chez Tickmill Group.

Sur le marché de la dette, le rendement de l'emprunt britannique à dix ans a baissé à 4,48% contre 4,51% à la clôture mardi.

Aux Etats-Unis, le rendement de l'emprunt américain à dix ans atteignait 4,17% vers 21H45 GMT contre 4,14% à la clôture la veille. Son équivalent à échéance deux ans, plus sensible aux changements sur les anticipations de politique monétaire, était à 3,51%, après 3,45% mardi.

Sur le marché des changes, le dollar était en légère hausse (+0,20%) face à la monnaie unique européenne, à 1,1871 dollar pour un euro.

Pas de cadeau pour Mattel

Le géant américain du jouet Mattel (Hot Wheels, Barbie) a dévissé de près de 25% à 15,80 dollars l'action à New York, après avoir présenté la veille des prévisions pour l'année en cours qui ont pris le marché à revers.

L'entreprise prévoit de dépenser 150 millions de dollars en investissements et marketing afin de mieux se repositionner sur le numérique. Et prévoit un bénéfice net par action largement sous les attentes.

Le dernier trimestre 2025 a aussi déçu les marchés, notamment en raison d'une chute de 25% sur un an de son bénéfice net.

Siemens Energy turbine

Les commandes à l'équipementier énergétique allemand ont atteint un "nouveau record" au premier trimestre de son exercice décalé 2025/2026, en raison de la forte demande en électricité liée à l'IA, a-t-il annoncé mercredi.

"Siemens Energy a fait figure d'exception aujourd'hui. La société a dépassé avec ses chiffres même les prévisions les plus optimistes", commente Andreas Lipkow, analyste indépendant.

A Francfort, le titre a bondi de 8,40%.

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afp/rp