9. Oct 2026
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Paris (awp/afp) - Les marchés d'actions ont rebondi vendredi, profitant d'une accalmie sur les taux et d'un regain d'intérêt pour le secteur technologique, avant d'entrer de plain-pied dans la saison des résultats.
En Europe, Paris a pris 0,95 %, Francfort 1,13 %, Londres 1,06 % et Milan 0,91 %. Et à la Bourse suisse, le SMI a gagné 1,1%.
Vers 17h50 à New York, le Dow Jones progressait de 0,50%, l'indice Nasdaq, composé en majorité d'entreprises technologiques, de 0,52% et l'indice élargi S&P 500 s'étoffait de 0,43%.
Jeudi, le Nasdaq avait reculé de 1,25 %, après que le Financial Times a rapporté qu'OpenAI avait évoqué auprès d'investisseurs un chiffre d'affaires annualisé de 50 milliards de dollars, loin des 70 milliards mentionnés par plusieurs médias en septembre. Mais l'estimation du Financial Times a rapidement été contestée par une source proche du dossier citée par la chaîne CNBC, selon laquelle la différence entre les deux montants correspondait aux revenus tirés par OpenAI de ses partenariats.
L'épisode illustre la fébrilité des marchés face au secteur de l'IA, principal moteur des marchés d'actions mais qui fait face à des doutes croissants sur la rentabilité future des dépenses massives des géants de la tech pour développer cette technologie. Les investisseurs attendent désormais d'entrer dans la saison des résultats, qui entre dans le vif du sujet mardi aux Etats-Unis, avec les entreprises financières américaines, comme JPmorgan Chase, Goldman Sachs ou Citigroup.
Les analystes attendent encore une franche hausse des bénéfices (+30%) en moyenne pour les entreprises du S&P 500. En Europe, c'est ASML, le géant de la fabrication de machines de photolithographie pour les semi-conducteurs, qui sera à l'honneur mercredi.
Le pétrole arrête de reculer, pause sur les taux Les prix du pétrole ont reculé une bonne partie de la séance avant de repartir de l'avant. Vers 17h50, le baril de Brent de la mer du Nord prenait 0,60 %, à 104,91 dollars, après avoir bondi de plus de 4 % jeudi. Son équivalent américain gagnait 0,54 %, à 91,98 dollars.
Donald Trump a assuré que les États-Unis n'attaqueraient pas l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre, évoquant des "discussions productives" avec Téhéran. Mais la situation sur place reste tendue. Un navire a été frappé par un projectile au large des Émirats arabes unis, près du détroit d'Ormuz, au coeur du conflit entre les États-Unis et l'Iran, a rapporté vendredi l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
Côté obligataire, les taux d'emprunt ont légèrement reculé en Europe, après une nouvelle semaine de soubresauts marquée par les inquiétudes quant à la situation des finances publiques de la France. Dans les derniers échanges, le taux français à dix ans reculait à 4,84 %, contre 4,89 % la veille. Celui de l'Allemagne, référence en Europe, s'établissait à 3,48 %, contre 3,49 % jeudi soir.
Aux États-Unis, le taux à dix ans était stable, à 5,25 %.
Du côté des changes, le dollar se dirige vers une cinquième hausse hebdomadaire d'affilée, et la monnaie unique européenne reculait légèrement (-0,16 %), à 1,1193 dollar pour un euro.
Les télécoms sur le grill, T-Mobile plonge
Deutsche Telekom a chuté de 7,98 % à Francfort, Vodafone d'environ 4,62 % à Londres, Telefonica de 4,61 % à Madrid et Orange de 2,50 % à Paris. A New York, T-Mobile chutait de 11,38 % à New York. Swisscom a abandonné 2,2%.
Cette plongée s'inscrit dans la foulée de l'annonce par SpaceX du rachat d'un portefeuille de licences de bande de basse fréquence, nécessaire pour proposer une couverture mobile étendue et continue sur le territoire américain. Cette opération "écarte l'un des derniers obstacles clefs dans l'optique de faire de Starlink Mobile un opérateur mobile majeur aux États-Unis", a expliqué SpaceX dans un communiqué.
Delta déçoit
La compagnie aérienne américaine Delta Air Lines a publié vendredi des résultats pour le troisième trimestre inférieurs aux attentes et revu à la baisse ses prévisions annuelles, pénalisée par le coût toujours élevé du kérosène. Le transporteur a dégagé sur la période allant de juillet à septembre un bénéfice net par action hors éléments exceptionnels - métrique la plus suivie par les marchés - de 1,72 dollar. Les analystes escomptaient 1,75 dollar, selon le consensus de FactSet. Son titre reculait de 1,94% à Wall Street.
afp/vj