Les Bourses mondiales dans le vert, à la faveur d'un regain d'intérêt pour l'IA

9. Oct 2026

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Paris (awp/afp) - Les marchés d'actions repartaient de l'avant vendredi, profitant de nouvelles rassurantes sur la question des revenus d'OpenAI, le concepteur de ChatGPT. Les prix du pétrole repartaient à la hausse en fin d'après-midi, après un net recul.

En Europe, Paris grimpait de 1,10 % vers 14H00 GMT, Francfort de 1,29 %, Londres de 1,17 % et de Milan 1,05 %. A la Bourse suisse, le SMI avait un peu réduit ses gains, ne prenant plus qu 0,88% vers 16h50.

Dans les premiers échanges à New York, le Dow Jones progressait de 0,23 %, l'indice Nasdaq, composé en majorité d'entreprises technologiques, de 0,31 % et l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,25 %. Jeudi, le Nasdaq avait terminé en nette baisse de 1,25 %, après que le Financial Times a rapporté qu'OpenAI avait évoqué auprès d'investisseurs un chiffre d'affaires annualisé de 50 milliards de dollars, loin des 70 milliards mentionnés par plusieurs médias en septembre.

"Ce chiffre a poussé les investisseurs à se questionner", relève Stephen Innes, gérant de SPI Asset Management. Mais l'information a rapidement été nuancée. D'après l'agence Bloomberg vendredi, l'entreprise prévoit toujours d'atteindre ou de dépasser 70 milliards de dollars d'ici à la fin 2026.

L'épisode illustre la fébrilité des marchés face au secteur de l'IA, principal moteur des marchés d'actions mais qui fait face à des doutes croissants sur la rentabilité future des dépenses massives pour développer cette technologie. Les titres des entreprises du secteur des semi-conducteurs, premiers bénéficiaires de ces investissements, étaient en hausse sur toutes les places financières. A New York, Nvidia prenait 0,40 %, Broadcom 0,83 % et SK hynix 0,84 %. A Paris, Soitec gagnait 4,86 % et Infineon 2,19 % à Francfort.

Le pétrole repart en légère hausse, la dette française respire

Le baril de Brent de la mer du Nord, après avoir nettement fléchi en cours de journée, était reparti à la hausse et gagnait vers 16h50 0,19% à 104,46 dollars, après avoir bondi de plus de 4 % jeudi. Son équivalent américain prenait lui 0,26% à 91,76 dollars.

Jeudi, Donald Trump a assuré que les États-Unis n'attaqueraient pas l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre, évoquant des "discussions productives" avec Téhéran.

De nouvelles frappes perturberaient des flux pétroliers "péniblement rétablis ces dernières semaines à leur niveau d'avant-guerre", rappelle Neil Wilson, analyste pour SaxoMarkets. Et la situation sur place restait tendue. Un navire a été frappé par un projectile au large des Émirats arabes unis, près du détroit d'Ormuz, au coeur du conflit entre les États-Unis et l'Iran, a rapporté vendredi l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Ce repli du pétrole a détendu les taux d'emprunt européens, en particulier ceux de la France, au terme d'une semaine marquée par les inquiétudes quant à ses finances publiques. Le taux français à dix ans reculait à 4,83 %, contre 4,89 % la veille. Celui de l'Allemagne, référence en Europe, s'établissait à 3,46 %, contre 3,49 %. Aux États-Unis, le taux à dix ans était stable, à 5,25 %.

Du côté des changes, le dollar se dirige vers une cinquième hausse hebdomadaire d'affilée, et la monnaie unique européenne reculait légèrement (-0,13 %), à 1,1195 dollar pour un euro.

Les télécoms sur le gril, T-Mobile plonge

Deutsche Telekom chutait de 6,78 % à Francfort, Vodafone d'environ 3,78 % à Londres, Telefonica de 3,58 % à Madrid et Orange de 1,79 % à Paris. A New York, T-Mobile chutait de 8,99 %. Cette plongée s'inscrit dans la foulée de l'annonce par SpaceX du rachat d'un portefeuille de licences de bande de basse fréquence, nécessaire pour proposer une couverture mobile étendue et continue sur le territoire américain.

Cette opération "écarte l'un des derniers obstacles clefs dans l'optique de faire de Starlink Mobile un opérateur mobile majeur aux États-Unis", a expliqué SpaceX dans un communiqué. "Le marché voit en SpaceX un redoutable concurrent", commente Kathleen Brooks, analyste à XTB.

Delta déçoit

La compagnie aérienne américaine Delta Air Lines a publié vendredi des résultats pour le troisième trimestre inférieurs aux attentes et revu à la baisse ses prévisions annuelles, pénalisée par le coût toujours élevé du kérosène. Le transporteur a dégagé sur la période allant de juillet à septembre un bénéfice net par action hors élément exceptionnel - métrique la plus suivie par les marchés - de 1,72 dollar. Les analystes escomptaient 1,75 dollar, selon le consensus de FactSet.

Son titre reculait de 2,09 % dans les premiers échanges à Wall Street.

afp/vj