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Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales sont tirées mercredi par la solidité des valeurs de la tech et les espoirs d'apaisement au Moyen-Orient, qui pèsent sur le prix du brut.
A Wall Street, dans les premiers échanges et après un double record la veille, le Nasdaq (-0,09%) et le S&P 500 (+0,03%) restaient perchés sur leurs sommets. Le Dow Jones prenait 0,52%.
La veille, le géant des puces Micron avait été propulsé de près de 20%, dépassant pour la première fois les 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière, poussé notamment par le relèvement de l'objectif des cours des analystes d'UBS. Vers 14H00 GMT, le titre Micron prenait encore 5,55% de plus.
Les marchés y voient "une preuve supplémentaire que les dépenses des hyperscalers restent robustes malgré la hausse des rendements obligataires, l'incertitude géopolitique et les inquiétudes concernant la durabilité des investissements liés à l'IA", souligne Daniela Hathorn, analyste chez Capital.com.
"Le marché reste principalement guidé par les résultats des entreprises et par le thème de l'IA", résume-t-elle.
Les investisseurs attendent jeudi la publication des revenus et dépenses des ménages aux Etats-Unis et de l'inflation PCE en avril.
"Un chiffre inférieur aux attentes soutiendrait probablement les actions et contribuerait à détendre les rendements obligataires, renforçant l'idée que l'inflation reste maîtrisable malgré des prix du pétrole élevés", estime Mme Hathorn.
À l'inverse, des données décevantes pourraient "raviver les craintes d'une inflation plus enracinée, ce qui pousserait potentiellement les rendements à la hausse et exercerait une pression sur les secteurs orientés croissance, en particulier la technologie", poursuit-elle.
L'Europe restait plus mitigée, étant plus exposée aux prix du pétrole, à l'inflation, à la remontée des taux et au ralentissement de l'activité.
Vers 14H00 GMT, la Bourse de Paris gagnait 0,86%, tirée par le luxe et l'automobile. Francfort prenait 0,26%, Londres 0,14% et Zurich 0,34%, mais Milan reculait de 0,21%.
Le pétrole en chute
Les cours du pétrole reculent mercredi, le marché continuant de miser sur une amélioration de la situation au Moyen-Orient et sur une réouverture prochaine du détroit d'Ormuz où de premiers signes d'amélioration seraient déjà perceptibles.
Les cours ont accéléré leur baisse "après que des médias iraniens ont déclaré avoir obtenu une copie non officielle d'un projet d'accord visant à mettre fin à la guerre avec l'Iran", affirment les analystes de DNB.
"Le projet de protocole d'accord indique que les forces américaines lèveraient le blocus naval et se retireraient des eaux proches de l'Iran, tandis que l'Iran rétablirait les flux de trafic via le détroit d'Ormuz", détaillent-ils.
Vers 14H00 GMT, le cours du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole, perdait 3,73% à 95,87 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, chutait de 4,38% à 89,78 dollars.
Les taux se stabilisent, hausse en vue par la BCE
La détente se poursuit sur le marché de la dette souveraine, capteur des risques d'inflation.
Le rendement du Bund allemand à dix ans s'affichait en léger repli, à 2,97% contre près de 2,98% la veille. Son équivalent français était également quasi stable, à 3,58% contre 3,59%.
En Europe, la Banque centrale européenne (BCE) prépare les esprits à une hausse des taux lors de sa prochaine réunion en juin pour resserrer l'offre monétaire donc la demande face aux risques d'inflation.
Les marchés financiers de la zone euro évoluent encore dans un cadre "ordonné" mais restent exposés à une possible "correction brutale" si les scénarios actuellement très favorables venaient à être démentis, a averti mercredi le vice-président de la BCE Luis de Guindos.
La veille, Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a déclaré qu'elle voterait en faveur d'une telle décision, même s'il y avait un accord pour mettre fin à la guerre en Iran.
"En zone euro, le choc énergétique alimente des tensions inflationnistes persistantes, incitant la BCE à préparer une intervention sur ses taux dès le mois de juin", résument les analystes de Natixis.
afp/al