Les Bourses mondiales continuent d'engranger les bienfaits après l'accord

16. Jun 2026

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Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales continuent de parier sur l'accord au Moyen-Orient qui a dégonflé les prix du pétrole et éloigné les risques inflationnistes avant sa signature prévue vendredi.

"Le marché achète la fin du choc pétrolier, mais pas encore la fin complète du choc inflationniste", résume Florian Ielpo de la banque privée Lombard Odier.

A New York, les trois indices sont attendus en hausse prudente à l'ouverture à 13H30 GMT (Nasdaq +0,22%, Dow Jones +0,07% et S&P 500 +0,05%).

La veille, le Dow Jones des valeurs traditionnelles avait atteint un nouveau sommet (+0,92% à 51.671,03 points), le Nasdaq s'était envolé (+3,07%), et S&P 500 avait également passé une belle journée (+1,65%).

A 11H50 GMT, l'indice CAC 40 à Paris progressait (+0,73%) tout comme à Milan (+1,28%), après cette nouvelle journée dans le vert la veille à Wall Street.

"Le mouvement a favorisé une rotation massive vers les valeurs technologiques et de croissance, tandis que les secteurs énergétiques ont nettement sous-performé", soulignent les analystes du gestionnaire de fonds Aurel.

A Francfort, le DAX progressait plus faiblement (+0,46%) après la baisse des ventes de détail en Chine.

"À Francfort, les indications en provenance de Chine jouent un rôle important pour la séance, car l'économie allemande dépend très fortement de ses exportations vers l'Empire du Milieu", décrypte Andreas Lipkow de CMC Markets.

Enfin, la Bourse de Londres (+0,60%) avait tourné la page de la chute des cours du pétrole. Rolls-Royces réalisait la meilleure performance du jour (+3,03% à 1.399,6 livres sterling).

"Le mouvement a favorisé une rotation massive vers les valeurs technologiques et de croissance, tandis que les secteurs énergétiques ont nettement sous-performé", soulignent les analystes du gestionnaire de fonds Aurel.

Le pétrole à 80 dollars

Le pétrole poursuivait sa baisse mardi. Vers 12H00 GMT, le Brent de la mer du Nord reculait plus fortement qu'en début de journée (-2,74%) à 80,69 dollars le baril, sur la lancée du WTI américain (-2,84% à 78,46 dollars).

"Malgré cette correction, les cours demeurent plus de 13 dollars au-dessus de leurs niveaux d'avant-guerre en raison des perturbations persistantes de l'offre", soulignent les spécialistes d'Aurel.

"Cet accord renforce notre scénario de base d'une désescalade et notre prévision d'un cours moyen du pétrole de 90 dollars le baril durant les six mois suivant le début du conflit. Notre objectif de cours à 12 mois demeure à 78 dollars le baril", détaillent Samy Chaar et Luca Bindelli, stratégistes pour Lombard Odier.

Détente des taux en attendant la FED

Les marchés vivent dans l'attente de la première réunion de la Réserve fédérale sous la présidence de Kevin Warsh mardi et mercredi (jour de la conférence de presse).

"Nous nous attendons à ce que le taux directeur soit maintenu inchangé, dans une fourchette de 3,50-3,75 %", selon Tiffany Wilding, économiste chez PIMCO.

La baisse du pétrole dissipe les risques d'inflation et d'envolée des taux d'intérêt.

"Ceci vient appuyer notre vue du maintien des taux directeurs inchangés par la BCE pour les mois à venir, même si le risque d'une hausse supplémentaire ne peut pas complètement être exclu", d'après Sebastian Paris Horvitz de la Banque Postale Asset Management.

Sur le marché obligataire, les taux d'emprunt des Etats continuaient leur détente.

Le rendement du "Bund" allemand à dix ans affichait un peu moins de 2,92% contre 2,95% la veille. Son équivalent français se stabilisait à 3,65% contre près de 3,70% la veille.

"Malgré la communication conjointe entre les États-Unis et l'Iran (ou ce qui y ressemble), les taux d'intérêt n'ont pas baissé comme on aurait pu s'y attendre", commente Florian Ielpo.

afp/ib