12. Oct 2026
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Paris (awp/afp) - Les Bourses mondiales évoluent sans direction commune lundi, faute de catalyseur majeur, dans l'attente de la publication de nouvelles données sur l'inflation aux Etats-Unis et avant le coup d'envoi de la saison des résultats.
A New York, dans les premiers échanges vers 15h40, le S&P 500 grappillait 0,11%, le Nasdaq était stable (-0,08%) et le Dow Jones prenait 0,37%. Le marché obligataire américain est lui fermé lundi en raison d'un jour férié (Columbus Day).
Cette semaine "pourrait déterminer si la prochaine hausse de taux de la banque centrale américaine (Fed) est imminente, ou à venir plus tard", estiment les économistes d'UBS.
L'inflation américaine de septembre, dont la publication est prévue mercredi, est attendue en accélération à 3,6% sur un an, contre 3,4% en août, sous l'effet de la hausse des prix des carburants, selon le consensus FactSet. Ce rapport déterminera "la marge de manoeuvre" des membres du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC), poursuivent-ils.
Il s'agit de la dernière grande publication avant la réunion de la Fed des 27 et 28 octobre. Lundi, les investisseurs estimaient à environ une chance sur cinq que l'institution relève ses taux en octobre. Ils accordent une probabilité de près de 85 % pour une hausse en décembre.
Le taux d'emprunt américain à dix ans a frôlé la semaine dernière 5,4%, un plus haut depuis 2002.
Autre point d'attention des marchés: le début de la saison des résultats, inaugurée par les banques américaines, JPMorgan, Goldman Sachs, Wells Fargo et Citi mardi. Bank of America et Morgan Stanley compléteront le tableau mercredi.
En Europe, c'est la publication du numéro un mondial du luxe LVMH qui est attendue à Paris après la clôture de la Bourse.
Sur le Vieux continent, vers 15h40, Paris gagnait 0,23%, Milan 0,34% Francfort 0,76%, Londres 0,69%.
Le pétrole remonte
Après avoir débuté en recul dans les échanges asiatiques, les cours du brut sont finalement repartis à la hausse en cours de séance. Le baril de Brent de la mer du Nord est ainsi tombé jusqu'à 102,33 dollars vers 03h00, avant de remonter jusqu'à 106,17 dollars vers 11h45.
Les investisseurs avaient d'abord réagi à l'annonce par Donald Trump d'un "cessez-le-feu énergétique" entre la Russie et l'Ukraine. Mais "les efforts visant à conclure cette trêve se sont avérés confus", selon Neil Wilson, analyste pour SaxoMarkets.
Vers 15h30, le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait encore 2,03% à 106,85 dollars et son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, gagnait 1,91% à 93,60 dollars.
Le président Volodymyr Zelensky a affirmé que la trêve n'était pas effective, déplorant dans la nuit de dimanche à lundi des attaques russes contre un site gazier et "une station service ordinaire".
Et au Moyen-Orient, les combattants houthis ont ciblé une raffinerie d'Aramco sur la mer Rouge, perturbant la production pétrolière de l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.
Côté devises, le dollar, monnaie internationale pour le marché du brut, prenait 0,20% par rapport à l'euro, à 1,1178 dollar pour un euro.
Hausse du taux d'emprunt français
En Europe, la dette française est toujours au coeur des préoccupations, alors que le texte de projet de budget 2027 sera examiné à partir de mardi à l'Assemblée nationale.
Vers 15h30, le taux hexagonal à échéance dix ans grimpait à 4,88%, contre 4,85% à la clôture vendredi, alors que son équivalent allemand, référence en Europe, restait stable à 3,47%.
Les députés socialistes ont annoncé qu'ils défendraient une motion de rejet contre le budget de l'Etat 2027 ce qui, en cas d'adoption, vaudrait échec du texte en première lecture à l'Assemblée nationale.
afp/cw