12. Oct 2026
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Paris (awp/afp) - Les Bourses européennes étaient en hausse lundi matine, soutenues par le repli des prix du pétrole après l'annonce par Donald Trump d'un "cessez-le-feu énergétique" entre la Russie et l'Ukraine, malgré de nouvelles attaques contre l'Arabie saoudite dimanche.
Vers 09h20 Paris gagnait 0,50%, Francfort 0,49%, Londres 0,44% et Milan 0,64%. La Bourse suisse voyait elle son indice SMI progresser de 0,49% à 10h00.
En Asie, la Bourse de Séoul a chuté de 3,65% à sa réouverture après un long week-end, rattrapant le récent repli des semi-conducteurs dans le monde. Tokyo était fermée en raison d'un jour férié, tandis que Hong Kong prenait 0,11% et Shanghai cédait 0,43%.
"Le recul des prix de l'énergie vaut actuellement davantage que certaines bonnes statistiques économiques", estime Andreas Lipkow, analyste chez CMC Markets.
Peu après 10h00, le baril de Brent de la mer du Nord reculait de 0,61%, à 104,01 dollars, notamment "après l'annonce par le président Donald Trump d'un éventuel cessez-le-feu énergétique entre la Russie et l'Ukraine", observe Florian Ielpo, macroéconomiste chez Lombard Odier IM. Le président américain n'a pas donné de détails. Son annonce a suscité l'étonnement de Kiev et le silence de Moscou, tandis que Londres, Paris et Ottawa disaient soutenir cet "appel".
"Pour l'instant, cela ressemble davantage à une proposition américaine non testée qu'à un cessez-le-feu effectif", écrivent les stratèges de Deutsche Bank. Par ailleurs, ce modeste repli du pétrole survient malgré une série d'attaques contre des aéroports et des infrastructures énergétiques saoudiennes, dont l'une a fait treize morts samedi, la plus meurtrière dans le royaume depuis dix ans. Les Houthis du Yémen ont revendiqué dimanche des "opérations d'envergure".
"Les investisseurs semblent, pour l'instant, regarder au-delà des dernières attaques houthies contre l'Arabie saoudite", estime John Plassard, chef de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.
Cap sur l'inflation
"Le véritable test viendra cette semaine avec les chiffres d'inflation américains et européens", ajoute-t-il. L'inflation américaine de septembre, publiée mercredi, est attendue en accélération à 3,6 % sur un an, contre 3,4 % en août, sous l'effet des prix des carburants, selon le consensus FactSet.
"Toute surprise à la hausse pourrait relancer la tension sur les taux longs et rapidement réduire l'optimisme boursier", souligne John Plassard. Le taux d'emprunt américain à dix ans a frôlé la semaine dernière 5,4 %, un plus haut depuis 2002.
Le marché obligataire américain est fermé lundi en raison d'un jour férié (Columbus Day). En Europe, les chiffres définitifs de l'inflation de septembre dans la zone euro sont attendus vendredi. Le taux d'emprunt de la France à dix ans baissait à 4,82 % et son équivalent allemand, qui fait référence sur le continent, était à 3,46 %.
L'automobile dans les radars
Les valeurs automobiles sont scrutées après l'engagement pris vendredi par la Chine de "modérer" ses exportations de véhicules hybrides vers l'Union européenne. Il s'agit de réduire "de plusieurs millions d'unités, sur une période de quatre ans, les exportations de la Chine vers l'Union européenne", selon Maros Sefcovic, qui n'a pas précisé les termes de l'accord.
Pékin a estimé samedi que ces compromis permettaient d'"éviter une escalade". Les dirigeants européens, réunis en sommet cette semaine à Bruxelles, doivent prendre la "décision finale", a indiqué Maros Sefcovic. À Paris, Renault gagnait 2,91% vers 09h20 et Stellantis 2,25%. À Francfort, Volkswagen prenait 1,38%, BMW 0,94%, Mercedes-Benz 1,23% et Porsche 1,16%. À Stockholm, Volvo Cars avançait de 2,87%.
Les équipementiers étaient également suivis, la Chine ayant accepté de réduire ses droits de douane sur certains produits européens, dont des pièces automobiles. Forvia avançait de 3,29% et Valeo de 2,18% à Paris, Continental de 0,84% à Francfort. "Même la moindre perspective de protection européenne et de politique industrielle pourrait soutenir le moral, même si elle arrive trop tard pour améliorer les chiffres de 2027", estiment les analystes de Jefferies.
afp/vj