Les Bourses avancent, rassurées sur OpenAI et par le repli du pétrole

9. Oct 2026

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Paris (awp/afp) - Les marchés d'actions reprenaient de la hauteur vendredi, aidés par la baisse des prix du pétrole et rassurés par des précisions sur les revenus d'OpenAI, le concepteur de ChatGPT. Des informations contradictoires avaient ravivé jeudi les doutes sur la rentabilité de l'intelligence artificielle (IA).

Vers 13h55, la Bourse de Paris avançait de 0,96 %, Francfort était en nette hausse de 1,32 %, Londres de 0,21 %, Milan de 1,18 % et Madrid de près de 1,25 %. L'indice Stoxx 600, qui regroupe les principales entreprises européennes, gagnait 1,15 %. Il effaçait ainsi la totalité de ses pertes de la semaine, après avoir touché jeudi son plus bas niveau depuis le 11 juin. A la Bourse suisse, l'indice phare SMI s'appréciait lui de 1,09% peu après 14h30.

Les indices new yorkais se dirigeaient aussi vers une ouverture en hausse. Les contrats à terme sur le S&P 500 gagnaient 0,4% ceux sur le Nasdaq environ 0,8%. Jeudi, le Nasdaq, à forte composante technologique, a trébuché en cloôturede 1,25 % après que le Financial Times a rapporté qu'OpenAI avait évoqué auprès d'investisseurs un chiffre d'affaires annualisé de 50 milliards de dollars, loin des 70 milliards mentionnés par plusieurs médias en septembre. "Ce chiffre a poussé les investisseurs à se questionner", relève Stephen Innes, gérant de SPI Asset Management.

"Les milliards manquants ont fait plonger les valeurs des puces et les favoris de l'IA", résume Neil Wilson, analyste à Saxo Markets. Jeudi, Nvidia a perdu 3,08%, Broadcom 4,35% et Micron 4,79%. L'information a rapidement été nuancée. D'après l'agence Bloomberg vendredi, l'entreprise prévoit toujours d'atteindre ou de dépasser 70 milliards de dollars d'ici à la fin 2026.

L'épisode illustre la fébrilité des investisseurs face au secteur de l'intelligence artificielle : "la séance rappelle surtout qu'après avoir porté les indices vers des records, l'IA entre dans une phase où chaque chiffre de revenus sera désormais examiné comme un test de crédibilité du cycle entier", commente John Plassard, chef de la stratégie d'investissement de Cité Gestion Private Bank.

Sur les marchés de hydrocarbures, le pétrole se repliait et la dette française respirait. Vers 14h35, le baril de Brent de la mer du Nord perdait 1,35%, à 102,86 dollars, une accalmie après avoir bondi de plus de 4% jeudi.

Donald Trump a assuré que les États-Unis n'attaqueraient pas l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre, évoquant des "discussions productives" avec Téhéran. De nouvelles frappes perturberaient des flux pétroliers "péniblement rétablis ces dernières semaines à leur niveau d'avant-guerre", rappelle Neil Wilson.

Ce repli du pétrole détend les taux d'emprunt européens, en particulier ceux de la France, au terme d'une semaine marquée par les inquiétudes quant à ses finances publiques. Le taux français à dix ans reculait à 4,80%, contre 4,89% la veille. Celui de l'Allemagne, référence en Europe, s'établissait à 3,45%, contre 3,49%. Aux États-Unis, le taux à dix ans était stable à 5,23 %.

Du côté des changes, le dollar se dirigeait vers une cinquième hausse hebdomadaire d'affilée, et l'euro était stable à 1,1211 dollar.

Les télécoms sur le gril

Deutsche Telekom chutait de 6,78% à Francfort, Vodafone d'environ 4,5% à Londres, Telefonica de 3,75% à Madrid, Orange de 2,32% à Paris et Swisscom de 2,99% à la Bourse suisse. SpaceX a en effet révélé avoir acheté un portefeuille de licences de bande de basse fréquence, nécessaire pour proposer une couverture mobile étendue et continue sur le territoire américain.

Cette opération "écarte l'un des derniers obstacles clefs dans l'optique de faire de Starlink Mobile un opérateur mobile majeur aux États-Unis", a expliqué SpaceX dans un communiqué. "Le marché voit en SpaceX un redoutable concurrent", commente Kathleen Brooks, analyste à XTB.

afp/vj