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Zurich (awp) - Le constructeur de capteurs de courant et de tension Lem explore de nouvelles options stratégiques au sortir d'un exercice 2025/26 marqué par la finalisation d'un plan de remise en forme sur deux ans. Les améliorations apportées sont selon le groupe genevois à l'origine de manifestations d'intérêts par "certaines parties intéressées".
Des attentions suffisantes pour que le conseil d'administration lance un passage en revue des options stratégiques qui désormais s'ouvrent à la firme meyrinoise. "La pertinence de ces offres sera évaluée à l'aune de nos perspectives propres en qualité d'entreprise autonome," a indiqué mardi en conférence de presse le président Andreas Hürlimann.
Le groupe prévient toutefois que ce processus se trouve encore à un stade précoce et que son issue demeure hautement incertaine.
Amorce de rétablissement
Sur le plan opérationnel, les ventes se sont érodées de 6,3% - ou 0,2% hors effets de changes - à 287,7 millions de francs sur l'exercice décalé 2025/26, clos fin mars, indique le rapport annuel. Les entrées de commandes ont reculé de 8,2% à 295,9 millions.
Les efforts consentis dans le cadre du programme de remise en forme, couplés à une nette diminution des frais de restructuration, ont néanmoins permis de faire bondir l'excédent d'exploitation (Ebit) d'environ 30% à 24,4 millions de francs. Le bénéfice net a gagné 24,5% pour atteindre 9,9 millions.
Les dépenses générales et administratives ont fondu de 12% sur un an en 2025/26 à 35,0 millions de francs, quand les frais de recherche et de développement ont été élagués de près d'un quart à 27,0 millions. Calculés en équivalents plein-temps (EPTs), les effectifs se sont étiolés de plus de 180 postes par rapport au printemps 2024, à 1626 EPTs.
Invoquant un environnement économique toujours incertain, l'organe de surveillance préconise aux actionnaires de faire l'impasse sur tout versement de dividende, comme à l'issue de l'exercice précédent.
Faible visibilité à court terme
La direction ne s'aventure à ce stade par sur des projections quantifiées pour l'exercice en cours, se contentant d'évoquer des signes encourageants du côté des prises de commandes, dans le domaine des centres de calcul notamment. A l'issue d'une "phase d'ajustement" en 2026/27, le groupe espère renouer avec une croissance annualisée de 4 à 7% hors effets de changes et porter graduellement à terme sa marge Ebit vers un couloir de 10 à 15%, contre 8,5% l'an dernier.
"Lem poursuit sur la voie de la stabilisation et voit renaître une ébauche de demande alimentée par les centres de données," observe Arben Hasanaj, pour Vontobel. L'expert demeure convaincu que le cours actuel de l'action reflète une appréciation particulièrement pessimite des perspectives de l'entreprise.
Florian Sager, à la Banque cantonale de Zurich (ZKB), note que les marques d'attention dont fait l'objet Lem constituent autant de carburant pour le cours de son action, sans minimiser pour autant l'impact de de la performance opérationnelle en tant que telle. "Il reste cependant à observer dans quelle mesure l'embellie s'avère durable," poursuit l'analyste.
A 14h20, la nominative Lem s'envolait de 27% à 416,50 francs, au firmament d'un SPI en hausse de 0,47%.
jh/al/vj