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Londres (awp/afp) - Les cours du pétrole reculent mercredi, le marché continuant de miser sur une amélioration de la situation au Moyen-Orient et sur une réouverture prochaine du détroit d'Ormuz, où de premiers signes d'amélioration seraient déjà perceptibles.
Vers 09H30 GMT (11H30 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 3,21% à 96,38 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, chutait de 3,87% à 90,26 dollars.
"Les marchés pétroliers commencent progressivement à intégrer un scénario de désescalade partielle", selon John Plassard, analyste chez Cité Gestion.
Malgré les frappes américaines sur des sites de lancement de missiles en Iran lundi, l'accord reste possible, a avancé le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, parlant de discussions "autour de la formulation précise du texte initial" et disant que cela prendrait "quelques jours".
Le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures du Golfe, reste obstrué mais "les flux physiques semblent montrer quelques premiers signes d'amélioration, avec plusieurs méthaniers ayant récemment réussi à traverser le détroit en direction de la Chine, de l'Inde et du Pakistan", souligne M. Plassard.
Selon l'agence Bloomberg, entre lundi et mardi "au moins deux pétroliers de très fort tonnage non iraniens ont quitté le golfe Persique". "C'est la première fois en une semaine que quatre millions de barils de brut non sanctionné sont observés en train de traverser le détroit", précise le média.
C'est pourquoi "le marché restera probablement optimiste, en partant du principe que ce n'est qu'une question de temps avant la réouverture du détroit d'Ormuz", déclare Arne Lohmann Rasmussen, de Global Risk Management.
Si la navigation à travers ce passage reprend, le Brent "pourrait passer sous les 90 dollars", selon l'analyste.
Mais il ne reviendra pas à ses niveaux du début d'année et restera significativement plus élevé car "les stocks mondiaux doivent être reconstitués, les capacités de raffinage endommagées doivent être restaurées, la production de pétrole à l'arrêt dans la région doit être relancée et, enfin, le pétrole brut et les produits raffinés doivent être acheminés", relève M. Rasmussen.
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