L'américain Ingredion propose un rachat de Tate and Lyle à 2,7 mrd de livres

14. Mai 2026

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Londres (awp/afp) - Le groupe britannique spécialisé dans les ingrédients Tate & Lyle s'envole de 45% à la Bourse de Londres jeudi après avoir rendu public une proposition de rachat par son rival américain Ingredion à 2,7 milliards de livres (3,1 milliards d'euros).

Selon cette proposition, qui reste à ce stade "conditionnelle", les actionnaires de Tate & Lyle recevraient jusqu'à 615 pence pour chaque action, dont une majorité en cash et le reste sous la forme de dividendes, précise le britannique dans un communiqué.

Tate & Lyle, dont les origines remontent à 1859, avait cédé en 2010 à un autre concurrent américain, American Sugar Refining, son activité historique de raffinage de sucre, qui avait fait sa fortune et sa renommée.

Le groupe, qui emploie environ 5.000 salariés dans près de 40 pays, fournit aujourd'hui des ingrédients pour l'industrie agroalimentaire: édulcorants, texturants, fibres ou stabilisants.

Ingredion, qui emploie de son côté environ 12.000 personnes, produit lui aussi des édulcorants, ainsi que des amidons, des ingrédients nutritionnels et des biomatériaux utilisés dans l'alimentation et les boissons, mais aussi dans l'industrie papetière ou pharmaceutique.

La proposition est actuellement discutée par les deux entreprises, mais "il ne peut y avoir aucune certitude qu'une offre sera présentée, ni quant aux conditions définitives auxquelles une offre pourrait être faite", prévient Tate & Lyle dans son communiqué.

Ingredion a jusqu'au 11 juin pour annoncer son intention de présenter une offre ferme ou renoncer.

Le groupe britannique a été fondé par Henry Tate, qui a lancé en Grande-Bretagne le sucre en morceaux, et Abram Lyle, le premier à fabriquer un sirop de sucre à partir de mélasse, le Golden Syrup.

Henry Tate est resté dans l'histoire comme l'un des plus grands bienfaiteurs et mécènes britanniques. Il a fondé entre autres la Tate Gallery, ancêtre de deux des plus célèbres musées londoniens, la Tate Modern et la Tate Britain.

afp/rp