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Zurich (awp) - L'action Novartis a lourdement chuté mardi à la Bourse suisse, le géant pharmaceutique ayant dévoilé un nouvel échec avec un programme clinique avancé, le second en l'espace de quelques jours. Le titre du groupe rhénan a entraîné dans sa chute l'indice phare SMI.
L'action Novartis a clôturé la séance sur une dégringolade de 10,89% à 111,80 francs, la grande capitalisation pesant de tout son poids sur l'indice phare SMI qui a lui terminé en repli de 1,55%. La veille déjà, la nominative avait clôturé en retrait de 3,2% et plombé la cote zurichoise, après l'échec d'un programme clinique déterminant sur le médicament pélacarsen dans la franchise cardiocasculaire.
Mardi, Novartis a annoncé que l'étude baptisée "Harbor" évaluant le médicament delpacibart étédésiran (del-désiran) pour le traitement de la dystrophie myotonique de type 1 (DM1) n'a pas coché son critère primaire, nonobstant des indications d'activité clinique. Ce revers n'empêche pas la multinationale de viser toujours une cadence annualisée de croissance de 5% à 6% sur la période 2025-2030.
Le del-désiran est l'un des trois conjugués anticorps-oligonucléotide intégrés au portefeuille de Novartis par le biais de l'acquisition en début d'année du californien Avidity Biosciences pour 12 milliards de dollars.
Réagissant à cette annonce, les analystes de Vontobel ont abaissé l'objectif de cours du géant rhénan à 125 francs, contre 128 francs précédemment, tout en confirmant leur recommandation à "hold". LBBW en a fait de même, le prix visé passant de 125 à 120 francs, l'établissement continuant de recommander aux investisseurs de conserver l'action.
"Il s'agit du deuxième revers majeur pour Novartis après l'échec hier avec pelacarsen", a constaté Stefan Schneider, de la banque de gestion zurichoise. Concernant les deux autres thérapies acquises auprès d'Avidity Biosciences, delpacibart zotadirsen (del-zota) et delpacibart braxlosiran (del-brax), l'expert conserve ses prévisions de chiffre d'affaires annuel maximal à 2,25 milliards de dollars.
Ce second échec devrait mettre à mal la confiance dans l'ensemble des actifs repris au groupe américain, même si les autres études ont jusqu'à présent affiché des résultats positifs, a de son côté estimé Urban Fritsche de la Banque cantonale de Zurich.
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