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Genève (awp) - La Banque cantonale vaudoise (BCV) a dévoilé des résultats non audités en hausse sur les six premiers mois de l'année. L'établissement n'a pas formulé de prévisions chiffrées pour l'ensemble de l'exercice 2026, mais se dit confiant en dépit des taux bas et du contexte économique mondial.
De janvier à fin juin, les recettes d'exploitation ont augmenté de 2% à 592,6 millions de francs par rapport au même semestre l'année dernière, rapporte un communiqué paru jeudi.
Dans le détail, le résultat net des opérations d'intérêts est resté stable à 268,3 millions. Celui des opérations de commissions a pour sa part avancé de 5% à 206 millions. Les revenus des opérations de négoce ont aussi augmenté de 3% à 101,8 millions.
Le résultat opérationnel s'est étoffé de 5% à 263,1 millions. Pour les charges d'exploitation, l'augmentation de 1% liée aux salaires et celle de 3% des autres frais, a fait gonfler le montant total des dépenses de 2% à 287,2 millions.
Le bénéfice net est ainsi affiché en progression de 5% à 225 millions. Aussi, la rentabilité des capitaux propres (ROE) s'est établi à 11,3% après 10,9% un an plus tôt.
Ces chiffres dépassent les prévisions des deux analystes interrogés par AWP qui visaient un bénéfice semestriel de 223 ou 220,6 millions.
La masse sous gestion a augmenté de 6% à 141,8 milliards de francs, pour des nouveaux fonds plus importants à 2,4 milliards. Les dépôts de la clientèle ont pris 3% à 39,4 milliards.
Les crédits hypothécaires ont aussi augmenté de 2% à 36,3 milliards de francs, tandis que les autres crédits ont progressé de 3% à 6,6 milliards. Le total au bilan a ainsi été de 63,3 milliards, soit 3% de plus.
Perspectives prudentes
Pour 2026, la direction ne donne pas de prévisions chiffrées sur ses affaires, mais parle globalement d'une économie vaudoise performante et résiliente. Près de 93% des crédits Covid-19 ont été remboursés, dont 85% par les clients et 8% par l'organisme de cautionnement.
Pour le directeur général, Pascal Kiener, il est difficile de se prononcer sur le contexte économique mondial et ses répercussions sur le canton de Vaud. "Malgré une demande intérieure robuste au premier semestre, un ralentissement de la croissance est attendue en Suisse notamment par manque d'élan mondial", explique-t-il en conférence de presse, soit +0,9% en 2026, contre +1,5% en 2025.
"L'un des indicateurs les plus importants à suivre est la courbe des taux d'intérêt. Le contexte actuel intègre déjà les hypothèses les plus défavorables en matière de taux. Si les taux devaient remonter, ce serait donc plutôt une évolution favorable pour la banque", souligne Thomas Paulsen, directeur financier, à l'agence AWP.
Concernant les facteurs géopolitiques (Ukraine, droits de douane, Iran) "la situation est impressionnante, mais lorsqu'on ramène ces éléments à leur impact concret sur l'économie vaudoise, les effets restent difficiles à mesurer. L'économie vaudoise est extrêmement diversifiée, il est donc difficile de formuler un impact global et uniforme de ces facteurs externes", selon lui.
Parmis les principaux sujets d'investissements, le chef des finances cite l'intelligence artificielle, notamment en matière de sécurité. "L'IA intervient progressivement dans l'ensemble des supports et des activités, à travers de petites fonctionnalités ou applications, développées en interne ou acquises auprès de prestataires externes. À terme, elle est appelée à transformer et à repenser un certain nombre de processus", explique le chef des finances.
A la clôture, le titre BCV a perdu 0,7% à 121,50 francs dans un SPI en baisse de 0,12%.
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