Kühne+Nagel recherché après le relèvement de son objectif annuel

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Zurich (awp) - Le titre du logisticien Kühne+Nagel était recherché jeudi matin à la Bourse suisse, après avoir publié des résultats trimestriels en forte progression et revu à la hausse une nouvelle fois son objectif de rentabilité.

Vers 09h40, l'action du groupe schwytzois grimpait de 1,1% à 232,20 francs, à contre-courant d'un indice SLI en baisse de 0,08%.

Entre juillet et fin septembre, le groupe a vu son chiffre d'affaires décoller de 22% sur un an à 7,39 milliards de francs, tandis que le taux de conversion a progressé de 4,7 points de pourcentage à 18,2%.

Au niveau de la rentabilité, le résultat d'exploitation (Ebit) a bondi de 53% à 435 millions. Le bénéfice net a suivi la même trajectoire ascendante, affichant une progression de 53% également à 316 millions.

L'ensemble de ces chiffres clés a dépassé les attentes des analystes consultés par l'agence AWP.

La direction a relevé une fois de plus l'objectif d'Ebit récurrent du groupe en 2026. Elle l'attend désormais entre 1,5 et 1,6 milliard, contre 1,35 à 1,55 milliard dans les précédentes estimations.

Les experts de JP Morgan ont souligné, dans un commentaire, la solidité des recettes dans le fret aérien et maritime, ainsi que l'avance prise avec le programme d'économies. L'objectif d'Ebit 2026 révisé implique un résultat d'exploitation entre 376 et 476 millions de francs au seul quatrième trimestre, ont-ils calculé.

Les investisseurs devraient accueillir ces annonces positivement ce jeudi, mais porter par la suite leurs regards vers 2027, où les analystes de la banque américaine s'attendent à "l'apparition de vents contraires".

Michael Foeth, analyste de la banque Vontobel, a lui remarqué la croissance des volumes de 9,8% dans le fret aérien, conséquence de la forte demande émanant des secteurs des semiconducteurs et des centres de données.

"La hausse des volumes dans les secteurs du fret maritime et aérien est impressionnante", a abondé son homologue de la Banque cantonale de Zurich, Gian Marco Werro. Mais, "outre l'élan à court terme généré par des échanges commerciaux devenus plus complexes, la mise en oeuvre de la stratégie ne progresse que lentement", a-t-il constaté.

al/jh