Klingelnberg voit ses revenus et sa rentabilité fléchir en 2025/26

24. Jun 2026

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Zurich (awp) - Le constructeur de machines pour la fabrication d'engrenages Klingelnberg affiche une performance en repli à l'issue de l'exercice décalé 2025/26, clos fin mars. Alors que ses revenus ont reculé de 23,7 millions d'euros à 285,4 millions d'euros (262,8 millions de francs), conséquence d'un effet de base et de la réorientation stratégique de l'activité de transmission, le bénéfice net a chuté à 5,9 millions, contre 10 millions un an auparavant.

Le résultat opérationnel avant intérêts et impôts (Ebit) s'est inscrit à 10,3 millions d'euros, contre 16,2 millions douze mois auparavant, indique mercredi le groupe dans un communiqué. Cette baisse s'explique notamment par la réorientation stratégique dans le domaine de la technologie d'entraînement, qui sera désormais gérée comme une simple activité de sous-traitance dans la production, relève-t-il.

Côté charges, les coûts de personnel ont diminué de 1,7 million d'euros à 118,1 millions d'euros, tandis que l'effectif est passé de 1348 à 1293 collaborateurs. Ce résultat a été obtenu "malgré l'impact négatif de la convention collective conclue en Allemagne", que l'entreprise jugeait nettement excessive, détaille Klingelnberg,

Le conseil d'administration et la direction renoncent à proposer aux actionnaires le versement d'un dividende au titre de l'exercice sous-revue, privilégiant le renforcement de la solidité financière du groupe dans un contexte d'incertitudes persistantes.

Klingelnberg soutient s'être forgé "une position de premier plan à l'international" dans des secteurs en forte croissance tels que l'énergie éolienne et la mobilité individuelle. Parallèlement, la société dit avoir encore renforcé sa position auprès des clients du secteur mondial de la défense.

Pour l'exercice 2026/27, Klingelnberg se dit prudemment optimiste et anticipe un résultat positif, tout en précisant qu'une prévision chiffrée fiable n'est pas possible en raison des incertitudes géopolitiques, notamment liées au conflit en Iran, et des tensions commerciales mondiales. Le communiqué ne mentionne pas les entrées de commandes.

lf/vj